Il y a des jours où l’on se demande si le désespoir n’est pas devenu le fondement même de notre société. Le vendredi 6 décembre 2024, dans le quartier Boba de la commune de Masina, certaines brebis galeuses éléments de la police, censée protéger les citoyens, a une fois de plus prouvé qu’elle pouvait se transformer en prédateur.
À 22h, des filles innocentes, dont le seul “crime” était de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment, ont été arrêtées par ces policiers violeurs qui, visiblement, ont oublié leur serment. Loin d’être les champions de la justice, ces agents de la loi se sont révélés être des brebis galeuses, à la moralité aussi douteuse que leurs actions. Quelles leçons ces “gardiens de la paix” transmettent-ils à notre société ?
Que la police est un refuge pour les prédateurs ? C’est écœurant, mais pas surprenant. Dans un système où l’impunité règne en maître, il n’est pas étonnant de voir des individus revêtir un uniforme pour assouvir leurs instincts les plus bas. Et que dire de ce fameux Sous-Ciat, ce lieu qui devrait être un bastion de la justice ? Il s’est transformé en un véritable enfer pour ces jeunes femmes.
Il est devenu le théâtre d’une horreur inimaginable. Les voix des victimes se mêlent à celles des coupables, et il est difficile de ne pas se demander qui est réellement derrière les barreaux dans cette histoire. Les policiers, en toute impunité, ont eu le culot de transformer leur rôle en bourreau. Les policiers incriminés ont été arrêtés ce matin, et nous sommes censés applaudir cette action.
Mais soyons réalistes : combien de fois avons-nous assisté à ce scénario ? Des arrestations spectaculaires suivies de libérations discrètes, souvent orchestrées par des “autorités” qui semblent plus préoccupées par le maintien de leurs privilèges que par la justice. Espérons, pour une fois, que ces violeurs en uniforme ne bénéficieront pas des interventions de ces experts en défense des criminels.
Ces “autorités” qui pullulent dans notre administration pour protéger des criminels. Alors que nous espérons que ces agents de l’horreur répondront de leurs actes devant la justice, il est crucial de se demander : quelle justice ? Une justice qui semble souvent aveugle aux abus de pouvoir, aux violences et à l’injustice ? La société congolaise est exaspérée.
Il est temps que la voix du peuple se fasse entendre contre ces abus. La nuit du 6 décembre à Masina est une tragédie qui ne doit pas tomber dans l’oubli. Elle est le reflet d’une réalité amère, celle d’une police qui se transforme en fléau, d’un système qui protège les coupables et d’une société qui attend désespérément un changement.
Il est temps de cesser de regarder ailleurs et d’exiger des comptes. La justice doit être rétablie, non seulement pour les victimes, mais pour l’honneur d’une nation qui aspire à un avenir meilleur.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













