Dans une société où les autorités se targuent souvent de proposer des théories, colloques, conférences, ateliers et débats pour discuter de sujets sensibles, il est légitime de se demander si ces discours ont un réel impact sur l’exercice de leurs fonctions. Que demande réellement le peuple ? C’est la matérialisation de tous ces discours mielleux.
Cette propension des autorités congolaises à parler plus qu’elles ne prouvent sur le terrain soulève des questions sur la crédibilité et l’efficacité de leurs actions. Les discours officiels des autorités peuvent parfois sembler vides de sens, se perdant dans des théories abstraites sans réelle application concrète sur le terrain. Surtout venant d’un homme qui vient d’occuper la fonction de Vice-Premier Ministre en charge de l’économie.
Les promesses de changement et d’amélioration restent souvent lettre morte, laissant les citoyens dans l’attente de résultats concrets. Les colloques, conférences, ateliers et débats organisés par les autorités peuvent parfois apparaître comme des tentatives de diversion, cherchant à masquer un manque de résultats tangibles dans l’exercice de leurs fonctions.
Ces événements peuvent être perçus comme des artifices de communication visant à maintenir une image de transparence et d’ouverture, sans pour autant traduire une réelle volonté d’action. Face à ces pratiques, il est crucial pour les citoyens de rester vigilants et de demander des preuves tangibles de l’efficacité des actions de ces autorités portant des titres honorifiques.
Il est temps de passer des discours aux actes, de la théorie à la pratique, pour que les paroles des autorités dans l’ensemble ne restent pas lettre morte et que les citoyens puissent réellement voir les changements promis se concrétiser. Ce n’est naturellement pas un nombre excessif de ces types de réunions négociées dans des conditions que l’on connait qui changeront quelque chose.
Il est essentiel de remettre en question cette propension des autorités congolaises à privilégier la parole sur l’action. Les discours doivent être soutenus par des faits, les théories par des résultats, pour que la confiance des citoyens envers les autorités puisse être restaurée. On aura toujours du mal à croire un braconnier qui se donnerait pour mission de surveiller le parc.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













