Le président sénégalais Macky Sall a officiellement été installé samedi à la tête de la présidence tournante de l’Union Africaine (UA) pour un mandat d’un an (2022- 2023). Le passage de témoin avec le président sortant Félix Tshisekedi, chef de l’Etat de la RD Congo s’est tenu lors de l’ouverture du 35eme sommet ordinaire de l’UA samedi à son siège à Addis Abeba (Éthiopie). Le président Sall a exprimé sa gratitude tout en réitérant sa volonté à travailler avec tous les Etats membres pour la réussite de son mandat.
Djo Kabika : lors du dernier sommet annuel de l’Union Africaine, qui s’est tenue du 05 au 06 février à Addis-Abeba, la capitale Éthiopienne, le Président congolais Félix Tshisekedi, a passé la main à son homologue sénégalais Macky Sall qui va présider pendant un an cette plus haute institution africaine. Il est effectivement arrivé le temps de faire un bilan. Sans prétendre avoir minutieusement répertorié toutes les actions de ce dernier, nous pensons qu’il y a bien des dossiers qui sont à ces jours d’une évidence et ne peuvent passer inaperçus. Nous pensons en premier lieu à la gestion de la pandémie de Coronavirus sur le continent. Sur ce sujet, le président congolais a, en fait, ensemble avec le Président Sud-Africain, Cyril Ramaphoza, plaidé auprès des pays développés pour la création des usines de fabrication des vaccins sur le continent, pour accélérer la vaccination, ce qui a été fait. En Afrique du Sud, une société de fabrication des vaccins de deuxième génération a été créée. En outre, l’Afrique s’est dotée, grâce au dispositif Covax, de plusieurs millions de doses de vaccins, mais la vaccination n’a pas malheureusement été considérable. Nous constatons que l’Afrique reste très en arrière par rapport à d’autres continents, mais il ne faut pas considérer cela comme un échec de Félix Tshisekedi parce que plusieurs facteurs entrent en jeu, notamment la réticence des africains face aux vaccins. Le Président Tshisekedi s’est aussi illustré dans la gestion des crises qui ont frappé plusieurs pays d’Afrique en organisant des rencontres entre les délégations éthiopiennes, égyptiennes et soudanaises. Il a œuvré pour la désescalade des tensions dans la crise sur le barrage Renaissance en évitant que l’Éthiopie ne procède au remplissage. Concernant les différents coups d’État observés au Mali, en Guinée et au Burkina Faso, Félix Tshisekedi, faute des pouvoirs d’actions réels s’est contenté, à travers l’institution qu’il dirigeait, de condamner ces actes antidémocratiques. En effet, l’Union Africaine étant une institution continentale, par principe de subsidiarité dans les relations internationales, ne peut agir qu’en renfort et à la demande de l’organisation sous régionale qu’est la Communauté des États d’Afrique de l’Ouest, la CEDAO. Sur le plan interne, ce passage de la RDC à la tête de la plus grande institution d’Afrique s’inscrit dans la droite ligne de la revitalisation du pays dans l’échiquier international. Le Président Tshisekedi a également fait jouer son influence pour permettre aux congolais d’occuper certains postes des institutions sous régionales. Il y a bien là une renaissance de la RDC dans la sphère internationale, reste que la dynamique soit maintenue afin que le grand Congo joue pleinement sa partition dans les grands enjeux internationaux de l’heure.
Justin Mukaya: déjà, je ne sais pas comment est fait la charte de l’Union africaine ou encore ce que doit faire un président de l’Union africaine. Mais en rapport avec les faits palpables, je trouve que sous son mandat, l’Afrique a plutôt bien géré la Covid qui a secoué tout le monde, comme dit lors de la remise et reprise, sous son mandat, l’accent était aussi mis sur l’égalité des sexes, en rapport avec l’économie, je trouve que l’économie n’a pas connu grand-chose, il n’y a pas eu beaucoup de changements. On peut noter aussi un grand nombre des coups d’État qui jusque-là, je ne sais toujours pas si l’Union africaine pouvait en empêcher. En tout, je pense que pendant son mandat, Tshisekedi a essayé de faire les choses en rapport avec la charte de l’Union africaine et donc faire ce qui doit être fait en suivant un chemin déjà tracé.
Trésor Mbuyi : c’est quand même positif parce qu’il a essayé de promouvoir la dignité des femmes et ce n’est pas fini, il a aussi œuvré pour que la culture africaine soit entendue à travers le monde. Et pour finir, il était présent quand il y avait nécessité.
Trésor Wese : à mon humble avis, je pense que c’est quand même positif.
Henock Laky : négatif puisque dans son règne, on a connu trois coups d’État en Afrique.
Newton Kalambay : du point de vue bilan, nous devons d’abord savoir quelle est la situation de notre pays dans le monde et dans l’Union Africaine. Le bilan est positif sur le plan diplomatique. Au sein du pays, beaucoup de choses ont changé.
Propos recueillis par Clarisse Mfuamba













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