L’opposant Jacky Ndala est condamné à deux ans et six mois de servitude pénale par le Tribunal de paix de Kinshasa/Kinkole.
L’ancien président de la jeunesse de Ensemble pour la République était poursuivi pour des faits constitutifs de propagation des faux bruits.
Une condamnation qui intervient après des déclarations qu’il aurait faites sur les réseaux sociaux. Ce dernier avait dénoncé des viols et mauvais traitements qu’il aurait subis durant sa détention à l’Agence nationale de Renseignements(ANR).
En septembre dernier, Jacky Ndala avait fait un témoignage pour dénoncer les mauvais traitements dont il aurait été victime. « Ils m’ont sodomisé… je ne suis pas l’ennemi de ce pouvoir, je ne suis pas aussi dangereux pour mériter ce genre de traitement de ce pouvoir », avait-il déclaré dans une vidéo.
Sur ce dossier, le ministre d’État et ministre de la Justice, Constant Mutamba, avait ordonné l’ouverture d’une enquête et demandé à Jacky Ndala de fournir des preuves supplémentaires, notamment un certificat médical attestant des faits allégués.
Selon le ministère public, Jacky Ndala aurait divulgué de fausses informations concernant un traitement inhumain dont il aurait été victime en 2021 dans les locaux de l’ANR.
La condamnation de Jacky Ndala à deux ans et six mois de servitude pénale a suscité des réactions mitigées.
Sur cette affaire, le parti Ensemble pour la République de Moïse Katumbi, n’a pas encore réagi officiellement à ce verdict, mais des sources proches de l’opposition évoquent une instrumentalisation de la justice à des fins politiques.
Ephra Kimuana













