Trop, c’est trop! La musique congolaise est devenue un terrain propice où les artistes musiciens se livrent impunément aux atteintes aux bonnes mœurs. Tenez, sous la barbe et le nez des pouvoirs publics !
La musique censée divertir, éduquer, adoucir les mœurs, fait l’objet de nombreuses critiques en République démocratique du Congo : un pays jadis connu pour sa « rumba » à travers le monde. Pour rappel, la rumba est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Beaucoup se demandent si la RDC a conservé sa culture musicale d’antan. Aujourd’hui, l’obscénité, « la musique pornographique » gagne de plus en plus du terrain, sans le moindre contrôle.
Face à cette situation vicieuse, la question que l’on se pose est de savoir si « en RDC, la musique vise à adoucir ou à «dépraver les mœurs» ?
La musique congolaise qui ne faisait pas seulement danser, mais éduquait, instruisait, était le véritable reflet de la société. Actuellement, l’on assiste à une musique qui laisse à désirer. Une musique « enfant non admis ». Et pourtant, la musique est aussi un instrument d’éducation, elle doit être adaptée à toutes les générations et mettre tout le monde à l’aise. Malheureusement, cela n’est plus le cas depuis un certain temps en République démocratique du Congo.
Le pays dispose d’artistes talentueux qui ont fait leurs preuves aussi bien au pays que partout dans le monde. Ces artistes à un certain moment ont été ou continuent à être, de véritables ambassadeurs de la culture congolaise. Les artistes musiciens congolais ont envahi toute l’Afrique voire le monde entier. Ils se sont produits dans les salles mythiques à travers le globe. Ces Congolais professionnels de l’art d’Orphée ont obtenu différentes récompenses notamment les disques d’or et prix au niveau international.
Quant aux talents et savoir-faire des artistes congolais, ils sont incontestables. Mais depuis un certain temps, on assiste à un nouveau phénomène dans la musique congolaise. L’obscénité, « la pornographie chantée » par plusieurs musiciens de renom. Et cela, sans se soucier de l’éducation de la jeunesse, ni du respect pour les consommateurs de leur musique. Il suffit de suivre attentivement les différents tubes de certains artistes congolais pour se rendre compte de cette évidence. Ces derniers ne réalisent même pas combien ils sont en train de détruire la jeunesse, l’avenir de demain. Ce qui a poussé une certaine opinion à penser que la musique qui est censée instruire, éduquer, divertir et adoucir les mœurs contribue aujourd’hui à la « dépravation des mœurs ». Et cela, sans que l’autorité ne hausse véritablement le ton.
Pourquoi cette nouvelle tendance : est-ce parce que les consommateurs aiment cette musique ? Pour vendre, faut-il nécessairement chanter des insanités ? Les compositeurs ont-ils vraiment conscience de leurs contenus ? Les responsables des stations radio et de télé ont-ils le temps d’auditionner ce qu’ils laissent passer sur les ondes de leur station ? Nous ne pensons pas. Où est passée la fameuse commission de censure ? Où est l’Etat qui est censé protéger ses citoyens et sa jeunesse contre toute forme d’agression. Si cela persiste, c’est parce que l’Etat n’a pas encore tapé du poing sur la table, ne dit-on pas : « Qui ne dit rien, consent et qui ne fait rien est complice ».
À quel niveau doit intervenir la censure? N’est-ce pas en amont ? Hélas, ici, il n’y a censure ni en amont, ni en aval. C’est le règne de la licence. N’est-ce pas un crime contre la société que de fermer les yeux devant l’apologie du sexe dans la musique congolaise?
Ainsi, il est temps que l’autorité intervienne pour sauver sa jeunesse.
Pour mettre fin à cette dépravation, il serait souhaitable que les auteurs de ces actes soient sanctionnés. Cela servirait de leçon pour les autres. Et de l’ordre reviendrait dans ce secteur de la musique, qui est toujours capable de faire la fierté du pays, mais dans le sens positif.
Les artistes musiciens congolais sont pétris de talents. Il serait mieux qu’ils les mettent au service de la nation et qu’ils les exercent avec conscience, cela bénéficierait à tous.
David NTUMBA













