La non application de la loi sur l’exercice du petit commerce et la vente au détail, bien que reconnus comme l’apanage seul des congolais, constitue un obstacle majeur pour le développement de l’entrepreneuriat en RDC, comme le souhaite le Président de la République, Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi.
Cette activité est aujourd’hui laissée entre les mains des étrangers vivant en RDC, qui l’exercent impunément, au vu et au su des autorités du pays, au détriment des nationaux qui, pourtant, sont autorisés et protégés par les lois du pays. Paradoxalement, s’agissant de l’exclusivité du petit commerce et de la vente au détail réservées aux nationaux, il est constaté que, très souvent, les étrangers le pratique sous la couverture de certaines autorités de la place. Il est actuellement impossible qu’un petit commerçant de rue puisse rêver, ou s’imaginer qu’un jour il peut créer une Micro, petite et moyenne entreprise (MPME) dans l’exercice de son activité. Il se retrouve étouffé par ces étrangers qui disposent de gros moyens et qui font ce que bon leur semble pour s’attirer plus de gain possible sous l’œil impuissant du citoyen congolais. Comme on peut le constater, cette situation va à l’encontre des ambitions de création de la classe moyenne et de millionnaire congolais tel que le veut le Président de la République. Kinshasa n’est pas la seule ville où la pratique du petit commerce et de vente au détail par des étrangers est observée. Ce phénomène touche pratiquement toutes les grandes villes du pays et étouffe les citoyens, surtout les « Gagne petit », surtout que le petit commerce peut s’exercer à la maison, sur les avenues, à la cité…Certains expatriés se permettent de s’installer même à la cité pour s’adonner à cette activité peu louable, au moment où plusieurs ménages arrivent à nouer, tant soit peu, les deux bouts du mois grâce à cette activité qui constitue une source de revenu non négligeable. Bien que l’ordonnance-loi n°002/2012 du 21 septembre 2012, modifiant et complétant certaines dispositions de l’ordonnance-loi 90.046 du 8 août 1990, stipule que l’exercice du petit commerce n’est subordonné qu’à la détention d’une patente. Et que, ne peut obtenir la patente que celui qui est de nationalité congolaise. L’application de cette loi a toujours été bafouée, malgré des multiples mises en garde émises par les autorités du pays, à l’exemple d’une des recommandations de l’atelier de 3 (trois) jours organisé par le ministère de l’Economie nationale, du 7 au 9 février 2022 à l’hôtel du Gouvernement pour redynamiser les structures associatives des commerçants. Sa mise en application peine à se faire palper au grand désarroi des nationaux.
L’Objectif












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