Un procès très attendu s’ouvre ce mercredi 9 juillet 2025 à la Cour de cassation. L’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba Tungunga, devra répondre devant la justice des accusations de détournement des deniers publics, selon une annonce officielle du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) rendue publique ce mardi.
L’affaire, enregistrée sous le numéro RP 22/CR, sera jugée en audience publique à partir de 9h30. Consciente de l’intérêt national que suscite ce procès, l’institution judiciaire a annoncé une diffusion en direct sur plusieurs chaînes de télévision, afin de permettre aux citoyens de suivre les débats, compte tenu du nombre restreint de places disponibles (150 sièges seulement) dans la grande salle d’audience.
Dans son communiqué, le secrétaire permanent et porte-parole du CSM a appelé la population au calme et à la discipline aux abords de la Cour. Il a averti que tout trouble à l’ordre public serait sévèrement sanctionné, insistant sur l’importance de garantir un déroulement serein et digne de l’audience.
Ce procès s’inscrit dans un contexte où la lutte contre la corruption et la gestion transparente des finances publiques restent au cœur des préoccupations nationales. De nombreux observateurs espèrent que cette affaire permettra de renforcer la crédibilité du système judiciaire congolais et de réaffirmer l’engagement des institutions contre l’impunité.
À retenir que, Constant Mutamba, l’ancien patron de la Justice congolaise est visé par de graves accusations de détournement des fonds publics, dans le cadre d’un marché de 39 millions USD. Selon l’enquête menée par le parquet général près la Cour de cassation, au moins 19 millions auraient été décaissés irrégulièrement au profit d’une société douteuse, dans le cadre d’un projet de construction d’une prison à Kisangani.
Et, en date du 15 juin dernier, l’Assemblée nationale a autorisé les poursuites judiciaires en levant son immunité parlementaire, à la suite d’un réquisitoire du procureur général Firmin Mvonde. Outre les faits de détournement, l’ancien ministre est également poursuivi pour outrage aux corps constitués.

Ephra Kimuana













