Dans une déclaration rendue publique ce mercredi 07 mai, le Bureau politique du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) a annoncé la reprise officielle de ses activités sur toute l’étendue du territoire national, mettant ainsi fin à la suspension imposée par le ministère de l’Intérieur le 19 avril dernier.
Le parti, dirigé par Joseph Kabila Kabange, fonde cette décision sur l’article 29 de la loi n°04/002 du 15 mars 2004, qui limite à quinze jours la durée d’une suspension en l’absence d’une décision judiciaire motivée. Ayant atteint le 18e jour sans aucun appui légal formel, le PPRD estime que ladite suspension est devenue automatiquement caduque.
Dans son communiqué, le PPRD qualifie cette mesure de « manifestement illégale et injuste », et réaffirme son attachement à la légalité et à la non-violence. Le parti évoque par ailleurs un « vaste projet de répression » visant notamment la famille politique et biologique de son autorité morale, l’ancien président Joseph Kabila.
« Conformément à la loi, la mesure de suspension, n’ayant pas été validée par une décision de justice dans le délai requis, est levée d’office », affirme le document.
Le Bureau politique du PPRD informe également l’opinion nationale et internationale que l’ensemble de ses structures secrétariat permanent, exécutifs fédéraux et organes de base est invité à reprendre ses activités dans le strict respect de la Constitution et des lois de la République. Il rejette toute tentative d’assimilation du parti à un mouvement insurrectionnel ou subversif.
Soulignons que ce communiqué est signé par 18 membres du Bureau politique, parmi lesquels figurent des personnalités de premier plan telles qu’Aubin Minaku Ndjalandjoko, Emmanuel Ramazani Shadary, Chikez Diemu, Ferdinand Kambere, Papy Tamba, …


Ephra Kimuana












