Modernisation, transparence et traçabilité. Le sport en République Démocratique du Congo entre dans une nouvelle ère avec le lancement officiel, jeudi 15 mai 2025 à Kinshasa, de l’enrôlement biométrique des athlètes.
Ceci est un projet mené par le ministère des Sports et Loisirs en partenariat avec la société japonaise Toppan.
Cette initiative inédite a pour ambition de doter le pays d’un fichier national centralisé et sécurisé, regroupant l’identité complète de tous les sportifs affiliés aux fédérations. Cette opération vise à lutter contre les fraudes, les doublons, et les athlètes fictifs qui gangrènent certaines disciplines.
Le coup d’envoi a été donné à travers une formation technique au profit des agents du Centre National de la Médecine des Sports (CNMS), chargés de collecter les données sur le terrain. Ces derniers apprennent à manipuler les équipements biométriques afin d’assurer une saisie uniforme, fiable et confidentielle.
Nicolas Joauen, vice-président de Toppan, a exprimé sa satisfaction face à cette avancée :
« Nous avons travaillé en étroite collaboration avec le ministère pendant plusieurs mois. Cette phase pilote est capitale pour évaluer la performance du système. À terme, nous comptons enrôler plus de 100 000 athlètes, sur les deux millions que compte le pays. »
À son tour, le docteur Samy Katusi, directeur du CNMS, voit également un gain pour le suivi sanitaire des sportifs :
« Chaque athlète possédera une carte biométrique intégrant ses données personnelles et médicales. Cela favorisera un encadrement plus rigoureux et mettra fin à de nombreuses irrégularités. »
Avec ce système, les autorités sportives disposeront d’un outil de gestion transparent, facilitant la distribution des subventions aux fédérations et la délivrance des cartes d’identité sportives.
Dans un premier temps, le processus se concentre sur trois disciplines à Kinshasa : le judo, la boxe et le football. Une extension à l’échelle nationale est prévue dans les mois à venir.
Ephra Kimuana












