La résidence du président national du parti Ensemble pour la République, Moïse Katumbi se trouvant au village Kashobwe dans la province du Haut-Katanga est encerclée, depuis l’après-midi du lundi 08 janvier 2024, par des hommes armés en uniformes.
Les proches de l’ancien gouverneur du Grand Katanga, considèrent cet acte « du pouvoir en place comme une provocation ». D’après les images devenues virales sur les réseaux sociaux, ces hommes en uniforme composés des policiers et militaires sont équipés d’armes de guerre dont des roquettes. Très vite contacté par votre rédaction, Maître Hervé Diakiese, porte-parole du parti Ensemble pour la République de Moïse Katumbi, pointe du doigt le pouvoir en place. “ Vous avez des forces de l’ordre avec des lance-roquettes chez Katumbi, mais vous en tirez les conséquences, ils sont dans une propriété privée” a-t-il dit.
La descente de la Police est intervenue quelques temps après une manifestation des habitants de Kashobwe, en rapport avec les contours des récentes élections organisées en République démocratique du Congo. “ Le code congolais dit que quand il y a instigations il faut encercler la résidence de Moïse Katumbi, ce n’est rien. Les gens manifestent sur la voie publique c’est là qu’on met les forces de l’ordre. C’est de la provocation ”, a-t-il ajouté.
D’après Seth Kikuni, l’un des proches de ce candidat malheureux à la présidentielle du 20 décembre, c’est une provocation dans un contexte post-électoral contre le président de Ensemble pour la République. “ L’encerclement de la résidence de Moïse Katumbi par les militaires lourdement armés est une provocation de plus dans ce contexte post-simulacre électoral très tendu. Dites au duo Tshisekedi-Bemba de se ressaisir. Ils ne soumettront personne à l’acceptation de la tricherie ou de la fraude. Nous n’aurons pas comme président un tricheur ou un fraudeur. Et pour rappel, celui qui joue avec le feu finit par se brûler lui-même ou par brûler la maison ”, a-t-il tweeté.
Par la même occasion, une veillée nocturne improvisée est observée autour de la résidence de l’opposant politique Moïse Katumbi par la population de Kashobwe pour le sécuriser. Alors que le gouverneur de la province du Haut-Katanga avait condamné l’incident et ordonné la levée immédiate de la barrière. Car il s’agit d’après le numéro un de la province, d’un « faux pas » de la part d’éléments des forces de l’ordre, dépêchés dans cette région pour dissuader certains de vandaliser les biens de leurs adversaires politiques.
Il faut rappeler que, dans son message à la population, Moïse Katumbi avait appelé la population à se mobiliser pour faire face échec à ce qu’il qualifie de « fraude électorale. »
Djodjo Mafuku













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