Lors du briefing conjoint tenu jeudi 3 juillet 2025 à Kinshasa avec le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, la ministre des Affaires étrangères, Thérèse Wagner Kayikwamba, a répondu avec franchise à une question clé sur les perspectives de paix à l’Est de la République démocratique du Congo.
« Je ne suis pas en mesure de dire quand la paix pourra véritablement revenir », a-t-elle déclaré, soulignant la complexité du conflit et la multiplicité des acteurs impliqués.
Tout en saluant l’accord politique signé récemment à Washington entre la RDC et le Rwanda sous la médiation américaine, Madame Kayikwamba a insisté sur le fait que la signature d’un accord n’était qu’un point de départ.
« Nous avons signé un engagement sérieux. Mais ce n’est que le début. Le vrai travail commence maintenant, sur le terrain, dans les zones encore instables, et dans les esprits. La paix ne se décrète pas, elle se construit au quotidien », a-t-elle affirmé.
La cheffe de la diplomatie congolaise a rappelé que les efforts de paix nécessitent la mobilisation de toutes les forces vives du pays : gouvernement, société civile, médias, communautés locales et partenaires internationaux. Elle a aussi évoqué la résolution 2773 du Conseil de sécurité, qui pour la première fois reconnaît formellement le rôle du Rwanda dans la déstabilisation de la RDC une avancée diplomatique que Kinshasa entend utiliser pour obtenir des résultats tangibles.
« Nous devons faire preuve de résilience, mais aussi de vigilance. Ce processus ne sera ni simple ni rapide. Il demande du courage, de la transparence, et une pression constante sur toutes les parties impliquées dans cette guerre », a conclu la ministre.
Ce briefing s’inscrivait dans le cadre d’une campagne de communication gouvernementale sur le contenu réel de l’accord de Washington, afin d’en favoriser l’appropriation citoyenne et d’éviter les spéculations.
Ephra Kimuana













