À la croisée des enjeux diplomatiques et de la stabilité régionale, la Première Ministre congolaise, Judith Suminwa Tuluka, a reçu ce mardi à Kinshasa les Facilitateurs de la Médiation Africaine de Paix, venus faire le point sur l’accord de paix signé le 27 juin dernier à Washington entre la RDC et le Rwanda.
La délégation, conduite par la Présidente éthiopienne Sahle-Work Zewde et l’ancienne cheffe d’État centrafricaine Catherine Samba-Panza, a axé les échanges sur l’appropriation de cet accord par le peuple congolais, condition essentielle à sa réussite durable.
« L’accord doit être celui du peuple », insiste Samba-Panza
Au terme de l’audience, Catherine Samba-Panza a souligné la nécessité d’un enracinement populaire du processus : « Nous voulons que la population s’imprègne de cet accord, s’approprie cet accord et sache que c’est une ouverture vers la paix et la stabilité », a-t-elle affirmé avec conviction.
De son côté, Judith Suminwa a salué les échanges qu’elle qualifie de « riches et constructifs », réaffirmant la détermination du gouvernement congolais à œuvrer pour la paix, notamment dans la région des Grands Lacs. Elle a également tenu à rendre hommage au leadership engagé de deux figures africaines de la médiation.
Cette rencontre s’inscrit dans le prolongement du processus de Doha, jugé crucial pour la viabilité des engagements entre Kinshasa et Kigali. Le Panel africain de médiation entend ainsi veiller à ce que l’accord signé à Washington ne soit pas qu’un acte symbolique, mais bien un levier réel de sortie de crise.
Ephra Kimuana













