Une note administrative vient de lever un coin du voile sur l’enfer toxique qui se joue à l’Institut des Musées Nationaux du Congo. Le bureau de la Directrice Générale Adjointe Juliette Mbambu Mughole est si contaminé par une “substance végétale toxique” qu’il faut une désintoxication d’urgence. On ne parle pas d’humidité, mais d’un poison par inhalation. Et ce, dans un musée.
Pendant que le Ministère de la Culture, Arts et Patrimoine lui, tente désespérément d’imposer un minimum d’État de droit, ses instructions se heurtent au mur d’un seul homme : le Directeur Général de l’IMNC Monsieur Simon Siala Siala. L’intouchable. Le souverain absolu de ce petit royaume où les rapports de police technique atterrissent dans l’indifférence criminelle. Le Ministère de tutelle a pourtant tout fait. Saisi par la DGA Juliette Mbambu Mughole en danger, il a transmis, instruit, exigé.
Sa lettre datée du 7 janvier 2026 est un cri d’impuissance face à un DG, Simon Siala Siala, qui n’obéit plus, qui méprise les ordres et dont les agents semblent agir en toute impunité. La demande de désintoxication est claire, tout comme celle sur les poursuites disciplinaires. Les deux sont ignorées au 4 février 2026. Tout converge vers son bureau. Le DG Simon Siala Siala, cet autocrate en costard, est le point de blocage ultime. C’est sous son règne que le laboratoire criminel a remplacé le management.
C’est lui qui laisse pourrir la situation, littéralement, préférant étouffer l’affaire plutôt que de nettoyer les écuries d’Augias de son administration. L’instruction ministérielle révèle l’absurdité tragique : la DGA victime doit assister au nettoyage de son propre bureau empoisonné. Scène surréaliste qui résume tout : une haute fonctionnaire réduite à superviser la décontamination de son lieu de travail, tandis que le vrai responsable, le DG Simon Siala Siala, observe, imperturbable, du haut de son immunité supposée.
Le silence du DG Simon Siala Siala est une arme. Son inaction, une déclaration de guerre contre l’autorité de l’État. Chaque jour sans réponse est un message adressé à tous : ici, à l’IMNC, c’est lui la loi. Même les preuves d’un empoisonnement potentiel ne suffisent pas à ébranler son trône de mépris. L’affaire dépasse désormais le cadre culturel. Elle pose une question politique fondamentale : jusqu’à quand un fonctionnaire, aussi “puissant” soit-il, peut-il défier l’État, mettre en danger la vie de ses collaborateurs et transformer une institution publique en zone de non-droit ? Le poison, finalement, n’est pas dans le bureau, mais dans l’impunité.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













