L’infrastructure est un pilier essentiel du développement d’un pays, et la gouvernance responsable exige une vision à long terme. Malheureusement, la question se pose : les dirigeants congolais ont-ils cette vision ? Les exemples de l’aéroport international de N’djili et des stades de Martyrs et du 20 mai soulèvent des préoccupations légitimes.
L’aéroport de N’djili, inauguré en 1953 sous la colonisation belge, était à l’époque une prouesse d’ingénierie, avec sa piste d’atterrissage de 4 700 mètres, la plus longue du monde à l’époque. Son emplacement, loin des habitations, était judicieusement choisi pour éviter les catastrophes en cas d’accident. Cependant, avec l’expansion démographique et la crise du logement, les habitations ont envahi les environs de l’aéroport, créant un risque évident en cas de crash. Les autorités congolaises ont-elles pris conscience de cette menace imminente ? Ou attendent-elles simplement qu’un accident se produise ?

Il est temps de repenser l’aéroport de N’djili. Plutôt que de le rénover constamment, il serait plus judicieux de le délocaliser et de construire un nouvel aéroport moderne et sophistiqué, éloigné de la ville et isolé. Si cela n’est pas possible, il faudrait envisager la démolition des habitations environnantes qui ont envahi l’aéroport. Une décision difficile, mais qui pourrait sauver des vies à l’avenir.
De même, les stades de Martyrs et du 20 mai posent des problèmes d’ordre public. En Europe, les aéroports, les stades et les salles de spectacle sont généralement situés en dehors des zones urbaines, afin de préserver la tranquillité des habitants. Il est temps d’adopter cette approche en République démocratique du Congo. Les stades ne devraient pas être construits au cœur des villes, mais plutôt en périphérie, pour éviter les perturbations et les désordres qui pourraient troubler la quiétude des résidents.

Il est regrettable de constater que la gouvernance en République démocratique du Congo semble davantage motivée par l’enrichissement personnel et le détournement de fonds que par la prévoyance et la vision nécessaires pour le développement du pays. Il est temps que les dirigeants congolais prennent conscience de leur rôle et agissent en conséquence.
Repenser l’infrastructure en République démocratique du Congo est un impératif. Les aéroports, les stades et les salles de spectacle doivent être relocalisés en dehors des zones densément peuplées, permettant ainsi le bien-être de la population et favorisant un développement harmonieux du pays. Il est temps d’agir avec responsabilité et de placer l’intérêt du peuple congolais au centre des décisions. Seule une vision claire et rationnelle permettra de construire un avenir meilleur pour tous.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain













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