Dans un récit accablant, une nouvelle ère de corruption semble émerger en RD Congo, exacerbée par l’ultime mandat du Président Félix Tshisekedi sauf en cas de changement de constitution. Les coulisses du ministère des Finances révèlent un scandale financier monumental, mettant en lumière des surfacturations exorbitantes et des détournements massifs.
L’affaire Stever Construct s’avère emblématique de cette débâcle, avec des montants astronomiques en jeu. Des millions de dollars ont été versés à cette entreprise pour des projets publics, tels que des kits solaires et des forages d’eau. Cependant, les coûts réels des projets sont largement inférieurs aux sommes facturées au trésor congolais, atteignant jusqu’à 297 748 USD par forage, bien au-delà des tarifs habituels.
Des contrats de gré à gré, sans appels d’offres, et des paiements en procédures d’urgence ont permis à ces détournements de prospérer. L’Inspection Générale des Finances, censée assurer la transparence, semble impuissante face à ces abus. Les manœuvres pour débloquer des paiements supplémentaires, sous prétexte d’évolutions de prix, soulèvent des doutes sur l’intégrité des processus.
Les tensions entre le Ministère des Finances et l’IGF sont palpables, avec des accusations d’achats de journalistes pour décrédibiliser les enquêtes. Malgré des tentatives de justifications, les communiqués ministériels ne parviennent pas à dissiper les soupçons. Les déclarations contradictoires et les montants vertigineux en jeu soulignent l’ampleur de la crise.
Alors que le pays fait face à ces révélations choquantes, il est impératif de demander des comptes aux responsables et de rétablir l’intégrité dans la gestion des fonds publics. Ce récit alarmant met en lumière l’urgence d’une action ferme pour lutter contre la corruption endémique et préserver les ressources vitales de la RD Congo.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR












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