Dans la nuit du 01 au 02 septembre 2024, le Centre Pénitentiaire de Kinshasa (CPK) a été le théâtre d’actes de sabotage prémédités selon le Ministre d’État de la Justice Constant Mutamba, visant à perturber les efforts engagés par l’État pour désengorger les prisons et améliorer les conditions de détention.
Alors que nous poursuivons notre itinérance à travers le pays pour mettre en œuvre ces réformes, ces incidents soulèvent des questions cruciales sur la sécurité des établissements pénitentiaires et la volonté de certains groupes de contrecarrer la politique du Chef de l’État. Les actes de sabotage survenus ont été rapidement condamnés par les autorités.
Ces dernières ont annoncé l’ouverture d’enquêtes pour identifier et sanctionner sévèrement les commanditaires. Cette réponse ferme témoigne de l’engagement de l’État à protéger les avancées sociales et judiciaires mises en place pour l’ensemble des citoyens. Les ennemis de notre peuple, qui cherchent à saper ces initiatives, doivent comprendre qu’une réaction implacable leur sera réservée.
En attendant les résultats des enquêtes, plusieurs mesures provisoires ont été mises en place pour assurer la sécurité et la continuité des réformes :
- Interdiction de transfèrement des détenus au CPK : Les magistrats des parquets ne pourront plus procéder à des transfèrements sans l’autorisation préalable du Ministre d’État en charge de la Justice. Cette mesure vise à limiter les risques de fuite et à renforcer la sécurité au sein des établissements pénitentiaires.
- Intensification du désengorgement des prisons : Les efforts pour désengorger les prisons de Makala, Ndolo et d’autres établissements à l’intérieur du pays vont être intensifiés. Cette initiative est essentielle pour garantir des conditions dignes de détention et réduire la surpopulation carcérale.
- Accélération du projet de délocalisation du CPK : La construction d’une nouvelle prison, excentrée de Kinshasa, est plus que jamais une priorité. Ce projet, déjà annoncé, doit permettre de répondre aux enjeux de sécurité et d’améliorer les infrastructures pénitentiaires.
Ces mesures, bien que provisoires, sont des étapes essentielles dans la mise en œuvre d’une réforme carcérale ambitieuse, dictée par la volonté politique du Chef de l’État et Magistrat Suprême. Celles-ci visent non seulement à renforcer la sécurité des établissements, mais également à garantir le respect des droits des détenus.
Nous tenons à exprimer nos remerciements aux forces de l’ordre et de sécurité, qui ont su réagir promptement pour mettre un terme à ces actes de sabotage. Leur professionnalisme a permis de prévenir des conséquences potentiellement désastreuses pour notre système pénitentiaire.
La route vers une réforme carcérale durable est semée d’embûches, mais la détermination de l’État à aller de l’avant reste intacte. Ensemble, nous devons rester vigilants et unis face aux défis qui se présentent à nous. La justice, la sécurité et le respect des droits humains doivent demeurer au cœur de notre action.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR












