Plusieurs organismes ont vivement condamné les brutalités dont été victimes, le 15 septembre, les journalistes de Kinshasa. Ces condamnant les mauvais traitements subis par des professionnels de la presse en plein exercice de leur métier, relève qu’il s’agit manifestement d’une atteinte grave à la liberté de presse garantie par la législation congolaise et les instruments juridiques internationaux relatifs aux droits de l’homme.
Neville Roman, étudiant : il n’y a pas une question de semer la terreur au sein des agents de la presse, mais plutôt l’amateurisme et le manque d’instruction des agents de la police, à qui on doit plus instruire sur la place et la valeur d’un journaliste au sein de la communauté. Pas du tout, sauf c’est une preuve du manque d’instruction de nos officiers et leurs subalternes.
Trésor Mbiye, journaliste: il ne s’agit pas d’une personne, c’est une mesure préventive du régime en place pour éviter tout débordement et surtout contrôler les médias. Il faut savoir que le régime en place n’est pas vraiment démocratique, et ne respecte pas vraiment les principes de droit de l’homme quoi qu’il le prône. Le gouvernement en place est passif face à certaines bavures policières, et dans ce pays les forces de l’ordre ne respectent pas les droits de l’homme et de surcroît, ils n’aiment pas la presse.
Davina Nseya: avant toute chose, nous condamnons cet acte. Mais la question reste à savoir, est-ce il était le seul journaliste ou il voulait se faire passer pour un président de LAMUKA etc…
Pierre Kabongu, journaliste: je ne pense pas, personne n’est là pour museler la presse, car nous sommes dans un Etat dit de droit. C’est un problème d’éducation des politiques et des agents de l’ordre. La police doit être suffisamment instruite, elle doit savoir que les médias sont le quatrième pouvoir en RDC et partout ailleurs. Voici comment l’État de droit s’est vraiment manifesté en cette affaire, le policier qui était à la base de cette barbarie a été traduit et poursuivi en justice.
Patient Kapia, étudiant: personne puisqu’ils sont aux arrêts ces semeurs des troubles.
Marie Noëlle, étudiante: le plus grand problème est au niveau des agents de l’ordre et non l’État. Ces agents sont les premiers à brutaliser et à semer le désordre dans ce pays. L’État doit prendre toutes les dispositions possibles pour leur faire revenir à la raison.
Dady Mbojyo, entrepreneure : voilà les retombées de ramasser les kuluna et faire d’eux les policiers et autres sans travailler sur leurs morales. Allez-y juste comprendre que ces policiers ne sont pas instruits afin de bien travailler.
Percide Swedi, étudiante : la presse est le quatrième pouvoir mais dans ce pays nous vivons le contraire. Sans la vraie information dans un pays, c’est vivre dans l’obscurité totale. Alors l’État doit honorer ces gens qui nous rendent un grand service.
Rebecca Mbombo, journaliste : personnellement ça me donne du chagrin au cœur. Voyons comment mon confrère Patient Ligodi était maltraité tandis qu’il ne faisait que son travail. Je m’attendais à voir le ministre de la Communication intervenir mais ce n’était pas le cas. Par-là, je comprends que ces agents de l’ordre n’exécutent que les ordres dictés par le gouvernement.
Henry Henock Laky, entrepreneur : c’est le pouvoir en place qui est derrière ça. Comment expliquer que les policiers qui sont à leurs ordres font du désordre et eux ne disent rien.
Propos recueillis par Clarisse Mfuamba













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