En pleine saison sèche, les déchets plastiques qui s’amoncellent dans la capitale congolaise causent de graves pollutions et des affaissements de terrain.
Les eaux sont polluées et les moustiques y pondent leurs œufs. Et donc, les enfants des alentours souffrent fréquemment de paludisme autrement appelé « malaria ». Des bancs de bouteilles qui flottent à travers les ruelles submergées de Kinshasa, obligeant les passants à se frayer un passage dans une mer des plastiques. Avec le retour des pluies, qui s’annoncent déjà, les déchets qui s’amoncellent peuvent causer de graves inondations dans la capitale congolaise.
Tenez, le cas de la rivière Makelele, un cours d’eau de Kinshasa qui se jette dans le fleuve Congo, est envahie par des déchets plastiques. Une épaisse couche flotte à la surface de la rivière, et on ne voit presque plus l’eau depuis plusieurs mois. “ Nous vivons sous l’œil impuissant des autorités compétentes, la rivière Makelele est presque devenue une source de de la malaria, nos enfants voire même nous-mêmes, nous vivons dans des conditions inhumaines mais hélas que faire si les autorités du pays ne trouvent pas la solution ”, a martelé l’un des habitants des alentours de la rivière Makelele.
Le problème est récurrent presque sur toutes les rivières de la ville de Kinshasa, dont les habitants ont un regard très mitigé sur cette situation. “ Nous sommes en pleine capitale mais nous vivons comme si nous étions en province, l’état de nos rivières nous dépasse et la plupart des maladies qui est l’une de causes de la mort de citoyens kinois proviennent de ses rivières… regarder les moustiques, les déchets etc. Ils vivent comme s’ils étaient dans un lieu abandonné or la population est à proximité ”, s’est exclamé Christian Makengo, habitant de la commune de Kalamu.
Incroyable mais vrai ! D’après Laetitia Kabamba, ancienne commissaire générale chargée de l’Environnement et de l’aménagement de la capitale, Kinshasa produit environ 10.000 tonnes des déchets solides par jour. “ Les données récoltées par les experts indiquent que la ville de Kinshasa produit environ 10 000 tonnes des déchets solides par jour provenant principalement des ménages, des commerces ainsi que des industries ”, fait savoir Laetitia Bena Kabamba, ancienne commissaire générale chargée de l’Environnement et de l’aménagement de la capitale.
La situation est amère et laisse sans mots les habitants de Kinshasa, mais ces derniers croient encore à l’arrivée du nouveau patron de la ville de Kinshasa qui a promis de redonner à la mégalopole ses lettres de noblesse d’antan.
Djodjo Mafuku













