Le célèbre économiste lors du procès 100 jours, Marcellin Bilomba ne peut plus engager la Sonahydroc SA jusqu’à nouvel ordre. C’est la décision prise par le Conseil d’administration de cette entité.
” L’homme de 100 notes techniques” est presque déchu de ses fonctions de Directeur général ( DG ) de la Sonahydroc SA. Plusieurs griefs sont retenus contre sa personne dont l’opacité dans la gestion. Grande gueule lors du procès Kamerhe, l’ancien conseiller du Chef de l’État a violé, selon le Conseil d’administration, l’article 48 du Règlement Intérieur de cette entreprise. La décision prise lors de la réunion du 12 avril porte la signature du président du Conseil d’administration, Michel Eboma. La correspondance du PCA Ablavi Michel a été adressée à la ministre du Portefeuille, Adèle Kayinda, avec copie réservée au chef de l’État, au Premier ministre…et surtout au VPM de l’Économie, Vital Kamerhe. Bien qu’ayant été invité, Bilomba a brillé par son absence. À l’unanimité, les administrateurs de la Sonahydroc SA ont décidé de limiter, momentanément, les pouvoirs du DG et charger la DGA d’assurer la gestion quotidienne de la société de manière intérimaire. “ La direction générale est donc confiée à la DGA, Bahati Arlette”, la fille du président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo.
Même pas 5 mois à la tête de l’ex-Cohydro, le Conseil d’administration en a ras-le-bol et conclut que Bilomba est un “mauvais coucheur”. Il est reproché au patron de la Sonahydroc SA d’avoir signé plusieurs contrats sans passer par le Conseil d’administration alors que cet organe a rappelé Bilomba à maintes reprises. À cela s’ajoute le refus de transmettre les documents, pièces et informations, et ce, en violation de l’article 18 des Statuts de l’entreprise.
Marcellin Bilomba est accusé également d’avoir pris des engagements financiers au-delà des limites de la direction générale telles que décidées par l’actionnaire unique. Pire encore, le mandataire a manifesté “des attitudes irrespectueuses et infamantes” à l’endroit du Conseil d’administration (l’article 5 du Règlement intérieur violé). Enfin, l’organe suprême de la Sonahydroc SA désapprouve l’insubordination de Bilomba vis-à-vis de la ministre d’État chargée du Portefeuille, Adèle Kayinda. Le conseiller honoraire Écofin du président de la République n’a aucune considération à l’égard de la ministre de tutelle. “Refus d’exécuter les ordres de la ministre d’État, ministre du Portefeuille”, s’offusque le PCA de la Société nationale des hydrocarbures qui évoque également son refus de surseoir au mouvement du personnel.
“ Le Conseil d’administration a constaté qu’après plus de 4 mois de fonction, il (Marcellin Bilomba) n’est pas informé sur les comptes de l’entreprise, ni sur les mouvements financiers de celle-ci; le Conseil d’administration est mis dans les conditions de ne pas exercer son rôle conformément à la loi. De ce qui précède, il devient difficile de relancer cette société d’État lorsque le directeur général refuse toute collaboration ” à écrit Michel Eboma dans la décision transmise à la ministre du Portefeuille.
Par conséquent, M. Bilomba est interdit de poser des actes au nom de la Sonahydroc SA ni de la représenter jusqu’à ce que l’Assemblée générale de l’entreprise va se prononcer quant à ce. Voilà sans doute pourquoi même les banques commerciales, dont UBA et FNBank, ont été également informées de la neutralisation de Bilomba désormais interdit d’engager la Sonahydroc SA à quelque titre que ce soit.
Djodjo Mafuku













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