Sortie de prison, Tathiana Osango n’est pas journaliste

Dans un communiqué daté du lundi 13 septembre, l’Union nationale de la Presse du Congo (UNPC) affirme avoir été présente lors de la libération de Madame Tathiana Osango Owandjo incarcérée à la prison centrale de Makala le 1 er septembre par l’Agence nationale des renseignements (ANR).

Étonnant, l’UNPC révèle que cette dernière n’est pas journaliste. Par conséquent, le travail que Tathiana Osango Owandjo abat sur Internet n’engage en rien la corporation. Par la même occasion, l’UNPC informe qu’il est reproché à Tathiana Osango de relayer des propos incitant à la haine tribale et au meurtre qui d’ailleurs sont condamnés par la corporation journalistique. L’occasion faisant le larron, l’UNPC invite les journalistes au respect strict du code d’éthique et de déontologie professionnelle et à ne pas confondre le travail des internautes à celui des professionnels des médias. Le CSAC impuissant Au cours d’une interview accordée à votre rédaction, le président du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC) Tito Ndombi s’est prononcé sur la régulation des chaînes You Tube en cette période où les dérapages sont fréquents et récurrents dans ce secteur à cheval entre Internet et l’audiovisuel. Pour le responsable de l’organe de régulation, le CSA ne régule pas les chaînes You Tube non plus Internet parce que tout simplement, il n’y a aucune loi qui attribue la compétence de réguler YouTube.  » Si c’était nos médias traditionnels, là le CSAC allait intervenir, mais pour youtube, nous n’avons aucun pouvoir et il n’est pas de nos compétences » a-t-il argué. Conscient de cette lacune juridique, le numéro un du CSAC a approché les responsables du pouvoir législatif notamment le président du Sénat et de l’Assemblée nationale pour pallier à ce vide. Mais jusque-là, aucune suite favorable. Tito Ndombi reconnaît tout de même la difficulté de régulation de ce secteur : « je sais que c’est difficile, même dans les pays démocratiques à l’instar de la France, des États-Unis. Ces derniers sont en train de peiner pour ces histoires des réseaux sociaux ». Mais dans ces deux pays, la loi prévoit que la responsabilité incombe aux responsables des plateformes abritant les chaînes You Tube (Facebook, Twitter, YouTube etc…) pour qu’elles suppriment votre chaîne. Par contre, en RDC, le CSAC n’a pas cette compétence a-t-il indiqué. Pour Tito Ndombi, aujourd’hui, la seule solution pour régler ces dérapages demeure la justice. Donc, la personne qui se sent lésée peut porter plainte. Dans ce cas, la justice examinera seulement les propos tenus et qui ont été rendus publics. Et c’est sur base de ces éléments que la justice va se référer aux textes de loi pour trancher a-t-il conclu. Avant de présider aux destinées de l’autorité de régulation, Tito Ndombi a presté au cabinet de Lambert Mende à l’époque ministre de la Communication et médias. Sans compter sa longue expérience en tant qu’enseignant à l’IFASIC.

JM Mawete

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