Le 11 février 2026, l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo a publié un communiqué fracassant : MTN Group exploite illégalement ses services de téléphonie et d’internet à Goma et Rutshuru, sans titre d’exploitation valide, en violation flagrante de la loi n°20/017 du 25 novembre 2020. Sur le fond, la gravité des faits est indéniable.
Sur la forme, pourtant, le procédé interpelle. MTN Group, sous-traitant numérique du Rwanda, exploite illégalement les fréquences congolaises à Goma et Rutshuru. Sans titre, sans droit, sans respect pour la loi n°20/017. Derrière cette multinationale sud-africaine, c’est bien Kigali qui tire les ficelles, comme toujours. Pendant que l’armée rwandaise pille nos minerais dans l’Est, ses alliés technologiques pillent nos données et nos infrastructures télécoms.
Même stratégie, mêmes méthodes : violer notre souveraineté, usurper nos ressources, occuper notre territoire numérique. Le Gouvernement congolais, avec lucidité, dénonce cette prédation silencieuse. Après des années de passivité honteuse de la communauté internationale, après les défaites médiatiques subies par la machine de désinformation rwandaise, la RDC a choisi de reprendre la main. Ce communiqué n’est pas un aveu d’impuissance. Il est l’acte I d’une guerre juridique et numérique que notre pays est déterminé à remporter.
Le Rwanda, habitué à voler et à violer sans rendre de comptes, devra cette fois répondre de ses actes devant les instances internationales. L’ARPTC, en instruisant ce dossier, ne fait pas de la communication : elle prépare les sanctions, les saisines et les représailles légales. Le temps de la naïveté est révolu. Car il ne s’agit plus seulement de respecter une loi. Il s’agit de défendre l’intégrité d’une nation que le Rwanda n’a jamais cessé de déstabiliser, militairement et désormais numériquement.
En permettant à ses opérateurs fantômes d’exploiter nos fréquences, Kigali ajoute une nouvelle ligne à son tableau de chasse illégal. Mais la donne a changé. La RDC a compris que la souveraineté numérique est aussi stratégique que la souveraineté territoriale. Et sur ce terrain, nous disposons du droit, de la légitimité et désormais de la volonté politique. Le Rwanda peut voler nos minerais, il ne volera pas notre avenir numérique. Le message du Gouvernement est clair : plus personne ne violera la loi congolaise sans conséquences.
Plus personne ne pillera nos ressources, physiques ou immatérielles, en toute impunité. L’affaire MTN n’est que le début d’une offensive globale pour faire respecter notre souveraineté bafouée. Le Rwanda, ses supplétifs et ses multinationales complices doivent le savoir : la RDC est debout, elle agit, et elle gagnera cette guerre numérique comme elle gagnera la paix sur ses collines. Parce que le Congo ne mendie plus sa souveraineté. Il la prend.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













