Une tempête politique s’abat sur la République démocratique du Congo après la déclaration choc de Jean-Pierre Bemba, vice-Premier ministre en charge des Transports et président du parti politique Mouvement de Libération du Congo (MLC).
Dans une intervention diffusée sur les ondes de Top Congo FM, au cours de l’émission Face-à-face, le leader du MLC a accusé nommément l’ancien président Joseph Kabila, l’opposant Moïse Katumbi et certains responsables de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) d’avoir envisagé l’élimination physique du chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. « J’accuse Monsieur Joseph Kabila, Moïse Katumbi et certains acteurs responsables de la CENCO d’être les auteurs d’une tentative de déstabilisation de l’État, également d’atteinte à la sûreté de l’État, en voulant éliminer le chef de l’État », a déclaré Jean-Pierre Bemba, sans fournir dez preuves tangibles à l’appui.
L’extrait de l’émission, rapidement relayé sur les réseaux sociaux, suscite depuis plusieurs heures une vague de réactions mêlant stupeur, scepticisme et indignation. Les allégations de Bemba s’inscrivent dans un contexte politique tendu, marqué par des recompositions d’alliances, des rivalités anciennes, et une méfiance persistante entre acteurs du pouvoir et figures de l’opposition.
Jusqu’à la publication de cet article, ni Joseph Kabila, ni Moïse Katumbi, ni la CENCO n’avaient réagi officiellement à ces accusations graves.
Réaction de Seth Kikuni après l’interview de Jean Pierre Bemba :
« L’identité est la chose la plus importante dans la vie d’un individu ou d’un groupe. La lui reconnaître ou la lui renier fait toute la différence et peut constituer la raison principale d’un conflit. Si un président honoraire comme Joseph Kabila, Katangais de surcroît, se voit dénier son identité, que dire de nos frères Tutsi congolais ?
La non-reconnaissance de leur identité ne constitue-t-elle pas une des causes profondes du conflit ? Lors de mon audition par les services, il avait été insinué que j’avais des origines douteuses. C’est cela la philosophie du camp dit de la « Patrie ». Nous, les étiquetés « anti-patrie », n’avons qu’une seule chose à vous dire : retenez que ce qui nous unit ou nous divise, c’est cette même patrie.
La question n’est pas de savoir si nous y vivons, mais comment nous y vivons ensemble. Voilà toute la problématique. »
Ephra Kimuana













