En République démocratique du Congo, plus particulièrement dans la ville province de Kinshasa, les conducteurs des taxis et taxis bus ont augmenté de manière unilatérale le prix du transport en commun. Ces derniers évoquent la rareté du carburant dans les stations-service.
Tenez, le trajet Marché Selembao jusqu’au grand Marché (Zando) qui était fixé à 500 Francs congolais, coûte actuellement 1.000 Francs congolais, Matete jusqu’à l’ISC 1.500 FC, Matete jusqu’au Grand Marché 1.500 FC. Les chauffeurs le font de manière discrète pour ne pas être repérés par les autorités de la ville. « C’est difficile, mais nous n’avons pas de choix. Comme moi par exemple, je dois aller au travail, il n’y a pas d’autres bus, je suis obligé de payer seulement ce montant-là, sinon je vais rater d’aller au travail. Si l’État peut faire mieux pour éviter ce genre de choses, ça va nous aider à ne pas souffrir ainsi, car il y a des gens qui font le pied pour arriver à leur destination ” s’est plaint un passager rencontré à l’arrêt de bus.
Selon Hervé, chauffeur, ils sont obligés d’augmenter le prix de transport pour ne pas tomber dans des pertes, car on a des montants appelés versement qu’on donne chaque jour et avec l’augmentation, la rareté et les difficultés d’approvisionnement en carburant, si on augmente pas le prix du transport, on ne peut jamais arriver à satisfaire nos besoins, ceux de faire manger la famille et de donner le versement comme d’habitude.
Selon des sources concordantes, cette pénurie de carburant est due au fait que les pétroliers ont été confrontés au retard de paiement de la part de l’État congolais. Du côté des pouvoirs publics, on assure que la situation redeviendra normale à partir du 14 septembre prochain. Kinshasa, cette mégalopole à plus de 10 millions d’habitants est confrontée à de grands problèmes liés à la mobilité de ses habitants.
Avec cette pénurie, la situation s’est davantage détériorée. De longues files d’attente sont observés dans les stations-service au point d’obstruer la chaussée. Certains y passent même la nuit.
Mafuku Makuikila, Stagiaire IFASIC













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