“Face aux impayés, il opte pour une solution toit-à-terre et offre un loft “ciel ouvert” à son locataire. La justice locative prend l’air”.
À Lubumbashi, un propriétaire a décidé de court-circuiter les lourdes procédures judiciaires pour régler un litige locatif. Exaspéré par les impayés répétés, il a tout simplement retiré les tôles de la toiture de la maison en pleine journée, transformant le logement en une résidence de plein air aussi aérée que radicale.
Sous le regard stupéfait des voisins, cette démonstration pratique de “justice expéditive” a offert au locataire une vue imprenable… sur les aléas du climat. Cet incident, aussi spectaculaire qu’illégal, illustre par l’absurde les tensions croissantes entre bailleurs et locataires dans un contexte économique difficile. Si le non-paiement est une violation du contrat, la loi rappelle pourtant qu’aucun acte de contrainte ou de violence n’est autorisé, privilégiant mise en demeure et saisine du tribunal.
Pour certains, ce coup d’éclat désespéré reflète l’impuissance face à des recours jugés trop lents et inefficaces. Alors que des voix s’élèvent pour réclamer le strict respect des textes, l’affaire pourrait faire l’objet d’une enquête. Elle sert de rappel sarcastique : même face à l’impayé, on ne peut pas s’improviser juge, jury et… démonteur de toiture, sans risquer de voir la justice vous tomber sur la tête à son tour.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivaî / Consultant senior cabinet CICPAR













