Le 24 novembre 2024 restera gravé dans la mémoire de la corporation journalistique congolaise comme un jour de deuil et d’incompréhension. Ce dimanche funeste a coûté la vie à trois journalistes éminents : Claude Nyembwe, Médyne Biankunzu et Jemima Diane Mogwo. La douleur est palpable au sein de l’Union Nationale de la Presse du Congo.
Un choc monumental qui résonne non seulement dans les salles de rédaction, mais aussi dans le cœur de tous ceux qui croient en la puissance de la presse. Médyne Biankunzu, journaliste à la RTNC, incarne cette passion vibrante pour l’information. Nous avons échangé des rires, des idées, évoqué des projets futurs, un instant de légèreté dans un monde parfois trop lourd.
La nouvelle de sa disparition brutale nous laisse sans voix. Comment une journée, qui promettait d’être ordinaire, a-t-elle pu se transformer en un tel cauchemar ? Claude Nyembwe et Jemima, tout aussi dévoués à leur mission d’informer, avaient chacun leur propre style, leur propre voix, mais tous partageaient une même conviction : celle de défendre la vérité.
Ils ont fait face à des défis inimaginables, mais n’ont jamais fléchi sous la pression. Leur engagement envers la profession et leur détermination à éclairer le monde sur les réalités congolaises sont des inspirations pour nous tous. Ce drame n’est pas seulement une perte personnelle ; c’est une dévastation pour le paysage médiatique congolais.
Chaque journaliste qui part laisse un vide immense, mais quand trois disparaissent en une seule journée, c’est un coup dur pour la liberté d’expression et la démocratie. La voix de la vérité, si précieuse, se retrouve étouffée, et les conséquences de cette tragédie se feront sentir bien au-delà de notre communauté.
L’UNPC et tous les confrères se rassemblent aujourd’hui, unis dans la douleur et la colère, pour honorer la mémoire de ces journalistes courageux. Leur héritage vivra à travers les mots que nous continuerons d’écrire, à travers les histoires que nous choisirons de raconter, et à travers notre détermination à poursuivre leur combat pour une presse libre et indépendante.
Alors que nous pleurons la perte de Médyne, Claude et Jemima, il est crucial de se rappeler que leur mission n’est pas terminée. Nous devons continuer à défendre la vérité, même lorsque les temps sont durs. Nous devons nous battre pour que leur héritage perdure et que leur sacrifice ne soit pas vain.
Ce dimanche sombre nous rappelle que la vie est précieuse, que chaque instant compte, et que la solidarité dans le journalisme est plus essentielle que jamais. Reposez en paix, chers confrères. Votre lumière continuera d’éclairer notre chemin.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













