La RDC a récemment franchi une étape décisive dans son engagement envers le droit et la justice en étant élue à la présidence de la Conférence des Juridictions Constitutionnelles Africaines (CJCA) pour un mandat de deux ans. Ce vote, qui s’est tenu à Victoria Falls lors de la clôture de la 7e Assemblée générale, marque un tournant significatif non seulement pour la RDC, mais aussi pour l’ensemble du continent africain.
Sous la présidence de Mohamed Amine Benabdallah, président sortant de la Cour constitutionnelle du Maroc, la CJCA a reconnu l’importance croissante de la RDC sur la scène juridique internationale. L’unanimité du vote témoigne d’un consensus fort parmi les États membres sur la capacité de la RDC à diriger cette organisation cruciale.
Cette élection est le résultat d’un travail acharné et d’une détermination sans faille, notamment de la part de Dieudonné Kamuleta, qui a su incarner la vision d’une justice renforcée en Afrique. La nomination de la RDC comme Pays Hôte du 8e Congrès de la CJCA prévu en 2026 est également un signal fort. Elle offre à la RDC une plateforme pour promouvoir son modèle de justice.
Tout en renforçant les liens entre les différentes juridictions africaines. Ce congrès sera une occasion unique pour la RDC de démontrer sa capacité à organiser des événements internationaux, et de mettre en avant ses avancées en matière de droits et de libertés. Cette élection ne doit pas être perçue comme une fin en soi, mais plutôt comme le début d’un nouveau chapitre.
La RDC, tout en jouant un rôle central au sein de la CJCA, doit continuer à travailler sur ses propres défis internes en matière de gouvernance et d’État de droit. L’internationalisation de sa haute juridiction ne doit pas occulter les réalités locales et les attentes des citoyens congolais en matière de justice.
Dieudonné Kamuleta, en tant que figure emblématique de cette victoire, doit maintenant s’engager à faire entendre la voix de la RDC tout en restant attentif aux préoccupations de ses concitoyens. Ce leadership à la CJCA pourrait être une opportunité pour revitaliser le système judiciaire congolais, en renforçant son indépendance et son efficacité.
L’élection de la RDC à la présidence de la CJCA est un événement marquant. C’est une reconnaissance des efforts déployés pour l’édification d’une justice constitutionnelle efficace en Afrique. La RDC a désormais la responsabilité de transformer cette reconnaissance en actions concrètes, tant sur le plan continental qu’à l’intérieur de ses frontières.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













