Très tôt matin du même lundi, l’enceinte de l’université était déjà sous contrôle policier où quatre éléments de la Police nationale Congolaise ( PNC ) ont été postés devant le grand portail de l’UNISIC, une situation peu habituelle.
À l’entrée de la première université en Sciences de l’Information et de la Communication, plusieurs personnels et ouvriers étaient en observation restant debout sans rejoindre leurs bureaux de travail.
La cour, les auditoires, les toilettes etc. Rien n’a été balayé alors que les ouvriers chargés de ses tâches quotidiennes étaient en tenue propre boycottant ainsi leur travail.
Une cinquantaine d’étudiants ont répondu présents pour participer aux cours comme à l’accoutumée mais malheureusement les professeurs de leur côté n’ont pas respecté leur postulat.
Deux promotions seulement ont fait exception: en première année et deuxième année de licence ( LMD ) où les deux professeurs de ces différentes classes ont enseigné sous l’œil impuissant de plusieurs personnels de l’UNISIC actuellement en grève.
Au niveau du deuxième cycle, en master 1 ou encore master 2 et peu importe la faculté soit en presse information et communication publique, en communication stratégique des organisations ou encore en communication, éducation et développement, aucune de ses facultés, les étudiants n’étaient là pour assister aux cours.
Inquiète de cette situation, Marinette Vunza, étudiante en master 1 communication, éducation et développement, qui était venue très tôt matin pour assister au cours, dit avoir des difficultés à comprendre les réclamations des syndicalistes.
“ Je ne comprends absolument rien de ces mouvements de grève, lorsqu’on évoque la mauvaise gestion du comité de gestion, il va de paire aux syndicalistes de nous préciser d’une manière détaillée les différents points de cette gestion dite mauvaise mais malheureusement on ne connaît rien ”, a-t-elle déclaré visiblement affectée.
De son côté, Archippe Nitu, étudiant en master 2 de la faculté de presse information et communication publique, pense que cette situation ne les aide pas.
“ Moi, personnellement je suis à la porte de la sortie de l’université et ces mouvements de grève ne nous aident pas car cela retarde les échéances et l’avancement des cours, je ne sais pas le contenu des réclamations des syndicalistes mais je pense qu’ils doivent vite trouvé la solution pour sauver l’année académique en cours ”, a-t-il souhaité.
Chef de promotion en master 2 de la faculté de communication, éducation et développement, Michel Wombe pense que les étudiants de l’UNISIC doivent être prudents pendant ce genre de moment.
“ Jusqu’à preuve du contraire, nous ne connaissons pas encore les réclamations des syndicalistes alors qu’ils disent tout simplement il y a mauvaise gestion… je pense que les étudiants ne doivent pas prendre position d’un camp pour ne pas être surpris à la fin si les réclamations des syndicalistes ne vont pas dans le sens de l’intérêt des étudiants ”, a prévenu Michel Wombe.
Pour rappel, le comité de gestion dirigé par le professeur émérite Kambayi Bwatshia a été désavoué par les membres des corps académique, scientifique, administratif, technique et ouvrier, lui accordant 24h pour libérer les bureaux. Au-delà de cette durée, une grève générale sera décrétée alors que nous sommes à 7 jours passés soit 168 heures.
De son côté, le recteur de l’UNISIC avait appelé vendredi dernier les étudiants et l’ensemble du personnel à reprendre leurs activités. Avant que celui-ci porte plainte contre inconnu pour des faits infractionnels, commis dans la nuit du mardi 06 août 2024.
Affaire à suivre !
Djodjo Mafuku













