“Le Gouvernement congolais répond à Human Rights Watch en rappelant l’impératif d’une lecture historique et juridique complète des faits”
À la suite du retrait du RDF/M23 d’Uvira, le Gouvernement de la RD Congo répond au communiqué de Human Rights Watch en refusant toute lecture tronquée des événements. Dans sa mise au point officielle du 22 janvier 2026, Kinshasa replace la crise sécuritaire dans la continuité d’une occupation armée illégale menée par le Rwanda et ses supplétifs du RDF/M23.
Le texte décrypte une stratégie de déstabilisation mûrement orchestrée, marquée par des pillages, des déplacements forcés et un chaos sciemment organisé lors du retrait, visant à perpétuer l’insécurité. Il rappelle que la responsabilité première, tant juridique que politique, incombe pleinement à la puissance occupante et à son État-parrain. Sur le plan du droit international, la réponse congolaise constitue un réquisitoire structuré.
Elle qualifie les transferts forcés de civils, notamment au sein de la communauté banyamulenge, de violations graves pouvant relever du crime de guerre, voire du crime contre l’humanité. En invoquant la Charte des Nations Unies, les Conventions de Genève et le Statut de Rome, le Gouvernement engage la responsabilité internationale du Rwanda pour les actes commis par ses forces et le groupe armé sous son contrôle effectif.
Cette démonstration juridique vise à contrer toute dilution des responsabilités et à réaffirmer le principe de non-équivalence entre l’État agressé et la force d’occupation. Face à l’héritage empoisonné laissé à Uvira, les autorités congolaises affirment avoir immédiatement œuvré au rétablissement de l’autorité de l’État et à la cohésion sociale, garantissant une protection égale à tous les citoyens.
Sous la direction du Président Félix Tshisekedi, la RDC réaffirme ainsi sa détermination à poursuivre, par les voies diplomatiques et judiciaires, la reconnaissance des violations, l’établissement des responsabilités et l’obtention de justice pour les victimes civiles. Cet acte de souveraineté narrative et juridique rappelle que la vérité des conflits réside dans la chaîne causale qui les fonde, et non dans leurs seules conséquences.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













