Depuis un certain temps, des signes inquiétants semblent se manifester en RD Congo, laissant entrevoir une possible volonté de restreindre la liberté d’expression et de réduire l’espace démocratique. Plusieurs institutions de l’État semblent converger dans une direction qui pourrait potentiellement étouffer toute forme de protestation contre une éventuelle révision constitutionnelle en préparation.
Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC) a récemment émis des menaces à l’encontre des journalistes, rappelant ainsi la fragilité de la liberté de la presse dans le pays. De son côté, le Procureur Général de la République a affirmé sa détermination à poursuivre en justice tous ceux qui contreviendraient aux principes juridiques et républicains en vigueur.
Le ministère de la Justice, sous la direction de son nouveau titulaire Constant Mutamba, semble adopter une position claire qui soulève des interrogations quant à son impartialité. De plus, le parti présidentiel lui-même semble s’engager dans une démarche qui pourrait être interprétée comme visant à restreindre les voix discordantes au sein de la société avec les agissements insupportables des “Forces du progrès”.
Ces éléments combinés laissent transparaître un climat de pression psychologique et de tentative d’intimidation qui pourrait conduire à une forme d’auto-censure au sein de la population. Il est essentiel de rester vigilant face à ces développements et de défendre les principes démocratiques et les libertés fondamentales qui sont au cœur de tout régime politique juste et équitable.
Il est primordial que toutes les parties prenantes, qu’elles soient au pouvoir ou dans l’opposition, respectent les droits et les libertés des citoyens congolais, et s’engagent à garantir un espace public où le débat démocratique peut s’épanouir de manière libre et ouverte. L’assassinat est la forme la plus extrême de la censure.
Ce contexte souligne l’importance de la vigilance citoyenne et de la mobilisation pour préserver les acquis démocratiques et faire face à toute tentative de musèlement politique en République Démocratique du Congo. On crie beaucoup contre la censure pour alerter sur des probables dérives. Elle oblige souvent à avoir de l’esprit républicain chevillé au corps.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













