La Cour militaire de Kinshasa/Gombe a examiné, ce jeudi 5 mars, l’affaire opposant le ministère public à Philémon Mambabwa Zebo, administrateur principal et chef du département d’appui à l’Agence nationale de renseignements (ANR), poursuivi en introduction. Il comparaissait aux côtés de deux co-prévenus, des policiers affectés à sa garde, actuellement détenus à la prison de Ndolo.
La partie civile, représentée par Marie-Ange Mushobekwa, était également présente pour défendre les intérêts de ses fils Claudien et Christopher Likulia Lifoma, deux de trois victimes présumées. L’audience, qui n’a pas abordé le fond du dossier, a principalement porté sur l’identification des prévenus et les conditions de tenue du procès. Les avocats des deux policiers ont sollicité une remise de l’audience afin de pouvoir prendre connaissance des pièces du dossier.
Il faut souligner que c’est conforme aux droits de la défense et préciser qu’ils venaient tout juste d’être saisis par leurs clients. Par ailleurs, la défense de Philémon Mambabwa a soulevé la problématique de l’exiguïté de la salle d’audience, estimant que celle-ci ne permettait pas aux parties de plaider dans des conditions satisfaisantes. La Cour a accédé à ces demandes et renvoyé l’affaire au 12 mars prochain.
Pour des raisons de capacité et de sécurité, l’audience se tiendra à la prison militaire de Ndolo. Par ailleurs, un échange a eu lieu concernant la couverture médiatique du procès : si les avocats de Philémon Mambabwa s’y sont opposés par crainte d’une atteinte à l’image de leur client, le ministère public a recommandé son autorisation. La Cour a finalement permis aux journalistes présents d’assister aux débats, dans le respect des limites fixées par la loi.
Nico Kasanda / Lobjectif













