La scène était empreinte d’une gravité solennelle, ce lundi 16 septembre 2024, alors que l’Honorable Président Vital Kamerhe ouvrait la session ordinaire de l’Assemblée Nationale. Dans un geste poignant, il a demandé une minute de silence pour honorer la mémoire de ceux qui nous ont quittés pendant les vacances parlementaires.
Notamment un député de la grande province de l’Équateur et un responsable informatique de l’Assemblée Nationale, ainsi que pour tous nos frères injustement tués dans l’Est. Ce moment de recueillement a résonné comme un appel à la conscience collective, un rappel que chaque vie perdue est une étoile de moins dans notre ciel commun.
Kamerhe ne s’est pas contenté de pleurer les disparus ; il a dressé un tableau lucide de l’insécurité qui prévaut dans notre pays. De Mobondo à Makala, des naufrages incessants au banditisme urbain, il a mis en exergue les défis qui nous assaillent. Mais au-delà de ce constat inquiétant, son discours a été une ode à la responsabilité collective et au patriotisme. Dans ses mots, on pouvait percevoir l’urgente nécessité d’une vision claire et d’une action concertée pour restaurer la dignité et ramener la paix, ces objectifs primordiaux qui devraient transcender nos divergences.
L’Honorable président Vital Kamerhe a plaidé avec ferveur pour que la sécurité et la stabilité du pays deviennent des priorités budgétaires. C’est ici que son message a pris une dimension particulière. Il a appelé non seulement à une augmentation du budget de la défense nationale, mais aussi à une législation sur les réservistes, jetant ainsi les bases d’une défense nationale proactive.
En tant que panafricaniste convaincu, il a également mis l’accent sur l’importance d’intensifier la présence de la nation au sein des institutions internationales ainsi que les contrôles parlementaires permanents, affirmant que la transparence et la responsabilité sont les fondations sur lesquelles repose la démocratie et que la nouvelle Assemblée Nationale de cette législature va user.
La salutation qu’il a adressée à la Côte d’Ivoire, reconnaissant son soutien, ainsi que la mention des nations qui ont voté à l’unanimité pour la RDC à la 49ème Assemblée Parlementaire Francophone, a été un moment de fierté et d’unité. En célébrant ce geste de solidarité, il a renforcé l’idée que la coopération régionale est essentielle à notre avancement.
Adama Bictogo, le Président du parlement ivoirien, a complété cette vision en appelant à un réveil africain, à une autonomie dans le développement de nos ressources et à un engagement commun en faveur de la démocratie et de la paix. Ce discours fondateur de Vital Kamerhe n’était pas seulement une déclaration de principes ; c’était un manifeste pour une nouvelle ère d’engagement civique.
Il nous rappelle que la lutte pour la dignité et la paix ne peut se faire sans la contribution active de chacun d’entre nous. La promesse de notre volonté à oeuvrer ensemble avec les nations africaines sera toujours une priorité accordée à la résolution pacifique des conflits. Ce discours a résonné comme un appel à l’action collective et au dialogue comme colonne vertébrale de notre action publique.
L’ouverture de cette session ordinaire de l’Assemblée Nationale, sous l’égide de Vital Kamerhe, est un tournant qui pourrait marquer le début d’une renaissance parlementaire. Elle nous exhorte à transcender nos intérêts individuels pour embrasser un avenir commun, à revendiquer notre place dans le concert des nations, et à œuvrer ensemble pour un Congo debout, fier et libre.
L’heure est à l’éveil des consciences, et il ne tient qu’à nous de répondre à cet appel, de faire de la paix et de la dignité notre priorité absolue. Point besoin de souligner la résilience, la détermination et la capacité de ce tribun hors pair à exceller dans la concision et à recevoir une ovation de la plénière. Ainsi, en unissant nos forces, nous pourrons bâtir un avenir radieux pour notre nation, car c’est ensemble que nous pouvons réaliser l’impossible a-t-il conclu.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













