Les avocats de Dolly Makambo récusent la composition de la Haute Cour militaire

 

 

Le Procès qui oppose le ministère public et parties civiles contre le ministre provincial de l’intérieur Dolly Makambo et consorts sur le meurtre commis sur l’administrateur gestionnaire du centre de Santé Vijana Ikuku, s’est poursuivi ce lundi 4 novembre devant la Haute Cour militaire.

Poursuivis dans une procédure de flagrance, les avocats du ministre Dolly Makambo ont récusé la composition des magistrats de la Haute cour militaire commis pour siéger. Ils ont estimé qu’il y a eu violation de plusieurs dispositions juridiques pertinentes. Les prévenus se sont vus frustrés. Ils ont constaté qu’il y avait inimitié entre eux et les juges. C’est ainsi qu’ils ont récusé la composition de ces hauts magistrats. Me Théodore Ngoy, l’un des avocats de Dolly Makambo a indiqué avoir saisi le premier président de la Haute Cour militaire pour changer de composition d’une chambre spéciale. C’est ce mercredi 6 novembre que la Cour va statuer sur la demande de récusation introduite par le prévenu Dolly Makambo. Juste après cet arrêt avant dire droit, la Cour procédera à la poursuite de l’instruction de l’affaire quant au fond. Pour la défense, le déroulement des audiences sont réglementés. Et dans le cas d’espèce, ils estiment qu’il y a eu violation des articles 49 et suivants de la loi portant organisation et fonctionnement des juridictions de l’ordre judiciaire, en ce que les prévenus Dolly Makambo ainsi que M. Kamanda Antonio Serge, ont senti une forme d’inimitié.  »Nous avons soulevé des exceptions, une seule suite leur a été réservée, c’était l’irrecevabilité. En dehors de cela, les renseignements contenus dans les procès-verbaux, les prévenus ont dit, noir sur blanc, qu’ils n’avaient pas foi en cela parce qu’ils n’ont pas été assisté mais durant toute la procédure, on ne faisait allusion qu’à ces différents procès-verbaux », ont indiqué. De son côté, la Haute Cour militaire a jugé régulière la demande de  » récusation de composition des juges introduite par la partie défenderesse. Cette audience qui n’était qu’à son début, a été contrainte d’être suspendue pour reprendre ce mercredi 6 novembre. Le camp Dolly Makambo et compagnie espère qu’il ne puisse pas en être ainsi.  »Nous, nous pensons qu’on va nous mettre une autre chambre qui permettra qu’il [puisse avoir] amitié. Les prévenus doivent avoir confiance aux juges qui ont la charge de trancher leur litige », pointe-t-il. Au moment opportun,  »si on ne mettait pas en place une autre composition pour statuer sur le fond, alors nous allons prendre d’autres dispositions », prévient Maître David Tshimanga. »Nous sommes sereins, nous de la partie civile, mais nous regrettons cette stratégie de la défense qui veut traîner les pieds, user des manœuvres dilatoires à tout moment de telle sorte que l’affaire puisse prendre autant des jours », a laissé entendre Maître Théophile Kimbamba. Il faut signaler que les prévenus sont poursuivis entre autres pour incitation des militaires à commettre des actes contraire au devoir et à la discipline militaire, détention illégale d’armes, meurtre et torture sur le meurtre contre l’administrateur gestionnaire du centre de santé Vijana situé dans la commune de Lingwala. La famille de la victime souhaite que la justice dise correctement le droit afin que les coupables soient sévèrement punis au regard de la loi.

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