La réhabilitation de l’avenue Colonel Ebeya tourne au ralenti 

Il suffit juste de passer à 14h, 15h, 16h… sur le Boulevard du 30 juin entre la direction générale de la REGIDESO et la Grande Poste pour constater ou assister à un embouteillage monstre qui ne dit même pas son nom.

La cause de ces embouteillages à répétition est simple : c’est la réhabilitation de l’avenue Colonel Ebeya exécutée par l’entreprise Pakistanaise « Power Master » spécialisée dans la construction et la réhabilitation des routes. Financés par le Fonds National d’Entretien Routier (FONER) de commun accord avec le gouvernement provincial de Kinshasa, ces travaux vont permettre d’asphalter l’avenue Colonel Ebeya sur une distance de 2.100 mètres dans l’axe compris entre l’avenue Kassaï à l’Institut Facultaire des Sciences de l’Information et de la communication (IFASIC). Débutés depuis le 28 novembre 2017, ces travaux devront durer 6 à 8 mois.  Mais fort malheureusement, le constat fait sur terrain  atteste que ces travaux évoluent à pas de caméléon.

 

À présent, c’est entre l’avenue Kassaï et Luambo Makiadi (ex Bokasa) que les travaux s’effectuent. De l’avenue du Tchad à l’avenue Equateur, de l’avenue de l’hôpital à l’avenue Wangata et de l’avenue des Huileries pour arriver jusqu’à l’IFASIC, tous ses axes sont fermés pour travaux qui si pas arrêtés, traînent le pied. Du coup, les véhicules qui viennent de Bumbu, Selembao qui empruntent la route des Huileries pour arriver sur le tronçon de l’avenue du Commerce doivent passer sur l’avenue Wangata en très mauvais état et atterrir sur le Boulevard du 30 juin et redescendre à côté de la Direction générale de la Sonas. Toutes ces manœuvres causent un embouteillage monstre sur le Boulevard du 30 juin et paralysent la bonne circulation.

 

Outre, le problème de la réhabilitation, le contrôle technique des véhicules que le gouvernement provincial est en train de faire serait aussi à la base de ces embouteillages dans l’étendue de la ville de Kinshasa. Que les autorités accélèrent les travaux ou relancer ceux interrompus pour libérer un peu le Boulevard du 30 juin, sensé être libre et désengorgé.

 

Jolga Luvundisakio

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