Dans une déclaration choquante qui a suscité l’indignation sur le continent africain, Yoweri Kaguta Museveni, président de l’Ouganda, a qualifié le Kongo d’un “État failli” qui s’est “totalement effondré”, le comparant à l’Ouganda sous le régime d’Idi Amin Dada. Une telle affirmation n’est pas seulement une provocation, mais une tentative manifeste de déstabiliser la RDC et de ternir son image sur la scène internationale.
Cette déclaration ne peut être considérée que comme une insulte grossière à la dignité et à l’intégrité du peuple congolais. En effet, alors que le Kongo lutte pour surmonter des décennies de conflits, d’exploitation et de mauvaise gouvernance, un tel mépris de la part d’un voisin est inacceptable. Le gouvernement congolais doit réagir avec fermeté.
Il est impératif que Kinshasa interpelle l’ambassadeur ougandais et rappelle son propre ambassadeur pour consultation. Ce geste enverrait un message clair : le Kongo ne tolérera pas que son honneur national soit piétiné par ceux qui, historiquement, ont parfois cherché à profiter de ses difficultés.
La réponse de Kinshasa, selon laquelle la situation actuelle est due à la “constitution des étrangers”, soulève des questions sur la responsabilité des dirigeants congolais eux-mêmes dans la gestion des affaires du pays. Cette analyse, bien que pertinente, ne doit pas servir de diversion face aux provocations extérieures.
Au contraire, elle devrait inciter à une introspection profonde sur les véritables causes de l’instabilité au Kongo et sur la manière dont les dirigeants peuvent travailler à redresser la situation. Il est troublant de voir que certains, comme Félix Tshisekedi, pourraient être perçus comme des figures ressemblant à Idi Amin dans leur capacité à gérer le pays.
Cette comparaison ne fait que souligner l’urgence d’une réforme politique et d’une gouvernance plus responsable. La RDC doit se libérer des chaînes d’une histoire tragique et tracer un chemin vers la résilience, loin des comparaisons désobligeantes. Elle doit agir comme un catalyseur pour un réveil national au Kongo.
La déclaration de Museveni ne doit pas être prise à la légère. Il est temps que le pays renoue avec sa fierté et son intégrité, tout en s’engageant à construire un avenir meilleur pour son peuple. Les dirigeants congolais doivent se rappeler que la souveraineté nationale est précieuse et qu’elle ne doit jamais être compromise, même par les voix les plus puissantes de la région.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR












