Tout le monde a suivi en direct la qualification laborieuse de l’Italie face à la Croatie à la toute dernière seconde de la rencontre lors de la troisième et dernière journée. Dans un groupe B dominé de la tête aux pieds par les Espagnols, la “Roja” en taille patron avec 9/9 sans avoir eu à encaisser un seul but et en y claquant cinq. Les Espagnols dominateurs sont donc les grands favoris de la compétition.
L’Italie qui, de loin, est sortie deuxième du groupe avec 4 points presque revenue de l’enfer avant de pouvoir arracher sa qualification à la toute dernière seconde, soit à la 98 ème minute alors que tout le monde croyait à son élimination, sauf les Azzuri bien sûr. Un but marqué par le remplaçant Mattia Zaccagni entré en jeu à la 92 ème minute.
Score final 1-1, un but qui rappelle étrangement celui d’un certain Alessandro Del Piero en 2006 en demi-finale de la coupe du monde opposant la “Squadra Azzura” contre la Deutsche nationalmannschaft à Dortmund. L’Italie détentrice du trophée européen remporté en Angleterre en 2021 est actuellement négligée, oubliée, bafouée et qui ne fait même pas partie des favoris de la compétition.
Mais qui compte jouer un très mauvais tour à tous ses détracteurs qui veulent l’enterrer en vie tout en oubliant qu’elle a toujours été parmi les plus grandes nations de football planétaire. Une nation qui a toujours eu besoin d’une forte adversité comme d’un électrochoc avant d’aller au bout de quelque- chose. L’Italie une fois dos au mur devient alors très dangereuse et imprévisible.
C’est ça la tradition italienne. Frapper au moment où on ne l’attend jamais. Une Italie sortie laborieusement d’une phase de groupes deviendra alors très dangereuse. Le sacre de l’Italie à la Coupe du monde espagnole en 1982 étant une référence en la matière après 3 matches nuls de rang contre le Pérou, la Pologne voire même contre les novices africains les “Lions Indomptables” du Cameroun.
Le reste appartient à l’histoire. Le sacre de Londres en 2021 est à mettre sur le compte de l’imprévisibilité italienne. Même si la malédiction des champions rôde comme un spectre, l’Italie avec son équipe des sans-grades pourrait aller loin dans cette compétition. L’Italie n’est-elle pas la toute première nation à avoir remporté 2 fois de suite la Coupe du monde en 1934 à Rome et en 1938 en France ?
Imitée plus tard par le Brésil en 1958 en Suède et 1962 en Chili. L’Italie actuelle est en panne d’attaquants racés et n’est plus celle de: Gigi Riva, Gianni Rivera, Paulo Rossi, Sandro Mazzola, Alessandro Altobelli, Gianluca Viali, Roberto Baggio, Salvatore Schillaci, Pipo Inzhagi, Luca Toni, Alberto Gilardino, Vincenzo Iaquinta, Christian Vieri, Marco Delvecchio, Daniele Massaro, Pierluigi Casiraghi voire Mario Balloteli.
Mais elle serait toujours prête à surprendre les experts de football en vue de faire oublier ses non-participations aux deux dernières Coupes du monde en 2018 en Russie et en 2022 au Qatar. Un affront à laver. Pour la Squadra Azzura, un succès a toujours succédé à un échec et vice-versa. Les Suisses de la “Nati” sortis 2ème du groupe A avec 5 points derrière l’Allemagne sont d’ores et déjà avertis pour le samedi 29 juin prochain à Berlin.
Et surtout que le criminel revient toujours sur les lieux du crime. Le dernier sacre italien à la coupe du monde ne remonte-t-il pas en Allemagne un certain mois de juillet 2006 ? Un adage dit souvent : “les Italiens s’en vont jouer au football comme s’ils allaient en guerre et allaient en guerre comme s’ils allaient jouer au football”. Cela résume à merveille l’esprit compétiteur italien. Et surtout que les grandes nations de football ne meurent jamais. “Forza Italia ! “
Dary Abega / Lobjectif.net













