Trouver une place pour parquer un véhicule au marché Luza n’est pas une mince affaire. Les usagers et plus particulièrement les chauffeurs doivent le plus souvent s’armer d’une grande patience pour espérer passer dans les lieux de stationnement tellement qu’ils sont quasi-inexistants.
En outre, le code de la route n’est pratiquement pas respecté, sous la bénédiction du Sous-commissariat du marché Luza. D’ailleurs, dans la capitale, les conducteurs font bien souvent la loi : ils garent leurs véhicules où bon leur semble : devant les magasins, les bureaux, leur lieu de prédilection restant toutefois « en plein milieu de la route », un espace étroit qu’ils se disputent avec les motards et les cyclistes. Pour un agent de la Police de Circulation routière (PCR) de Kapela, membre de la sécurité routière, cette situation est affligeante : « une voie publique devrait toujours être bien dégagée et aérée et aucune voiture ne devrait être garée en plein milieu » soutient-il. Mais à Luza, rien n’est respecté, des véhicules en panne ou déclassés sont garés depuis des mois devant le Sous-Ciat, en plein route et il n’y a même pas de poteaux de signalisation. Et ce, même au niveau des grands ronds-points », mentionne-t-il, précisant que « cela permettrait pourtant d’éviter plusieurs accidents. » La circulation routière est organisée de façon chaotique a-t-il martelé. Le long de l’avenue Lumumba sur le Marché Luza, plus de 20 véhicules sur tout son passage selon les dernières statistiques, informe le même agent de la PCR soulignant que ces véhicules empêchent bien souvent la circulation des piétons, véhicules, motocyclistes et autres surtout pendant les heures de pointe. Pour les habitants de Mombele, il est très difficile de trouver un parking à Luza. Circuler sur l’avenue Lumumba devient presqu’un calvaire aux heures de pointe, ont déploré certains usagers. Des embouteillages monstres constatés sur les artères de l’avenue Lumumba ont carrément poussé bon nombre de la population à changer les habitudes. La trentaine révolue, Éric est au volant de sa voiture, prise en tenaille par d’autres véhicules. Il ne parvient pas à bouger : ‘‘Comme je suis ici, j’ai pris une panne sèche à cause des embouteillages’’. ‘‘Ça ne sert même pas de prendre le transport, ça nous finit le carburant’’ s’inquiète les usagers. Les embouteillages de Luza, sont provoqués par la Police du Sous ciat de Luza qui laissent les grands véhicules le long de Luza, malgré la Police et les conducteurs s’accusent mutuellement. D’après les chauffeurs, ces agents de l’ordre n’arrivent pas à bien réguler la circulation routière, avec le phénomène ‘’ Mituka ya Makala et ‘’mbote ya likasu’’ (le fait de donner des pourboires aux policiers) qui occupe une place de choix dans le chef des agents de l’ordre.
Pierrot Tako













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