Dans un pays où la violence publique est devenue monnaie courante, la montée en puissance de la cyberviolence sur les réseaux sociaux en RD Congo soulève des préoccupations majeures. Alors que le débat politique en ligne devient de plus en plus virulent, il est impératif d’examiner de près les conséquences dévastatrices de cette forme de violence numérique.
Lors de l’atelier préparatoire du plaidoyer à l’hôtel MEMLING, une question cruciale a émergé au premier jour : Peut-on réellement espérer un changement durable et structurel face à la cyberviolence avec des ressources aussi limitées ? Cette interrogation souligne l’urgence d’agir et de repenser nos approches pour contrer ce fléau numérique.
Alors que tous les courants politiques s’expriment librement sur les réseaux sociaux, il est impératif que chacun prenne conscience de sa responsabilité dans la lutte contre la propagation de discours haineux et de menaces en ligne. La liberté d’expression ne doit pas servir de prétexte à la violence et à l’intimidation cachée sous des claviers et mise en ligne.
Il est temps de passer de la conversation à l’action. Les acteurs politiques, les organisations de la société civile et les citoyens doivent unir leurs forces pour promouvoir un environnement en ligne plus sain et respectueux. Des campagnes de sensibilisation, des formations sur l’éthique en ligne et des mesures de régulation plus strictes sont essentielles pour lutter contre la cyberviolence en RDC.
Ensemble, nous pouvons transformer les réseaux sociaux en espaces de dialogue constructif et d’échange d’idées, plutôt qu’en arènes de conflit et de division. Politoscope RDC réunit différents acteurs de la société pendant 3 jours à l’hôtel MEMLING pour y réfléchir. Il est temps de briser le silence et de s’engager activement pour un cyberespace plus sûr et plus inclusif pour tous.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













