Depuis des décennies, la RD Congo semble piégée dans un cycle perpétuel d’incidents et de scandales qui ont relégué la gestion efficace du temps aux marges de la politique publique. Au lieu de prioriser l’implémentation des politiques et des projets, le pays s’est enlisé dans une culture où les faits divers prennent le pas sur les actions concrètes.
Les promesses politiques qui devraient catalyser le progrès et le développement sont souvent étouffées par des affaires sensationnelles qui captent l’attention du public et des médias. Cette obsession pour le sensationnalisme a relégué la planification temporelle au second plan, laissant les projets essentiels s’enliser dans un marasme de bureaucratie et d’inertie.
Alors que d’autres nations avancent à pas de géant, la RDC semble tourner en rond, prisonnière de son propre passé et de son incapacité à respecter les échéances. Les retards chroniques dans l’exécution des politiques publiques et des projets minent la confiance du peuple envers ses dirigeants et sapent les fondements même de la démocratie.
Il est grand temps que la RDC rompe avec ce cercle vicieux et redonne sa juste place à la notion du temps dans la gouvernance. L’efficacité et la responsabilité doivent primer sur les faits divers et les querelles politiques stériles. Seul un réel engagement envers le respect des délais et la mise en œuvre efficace des politiques permettra à la RDC de sortir de l’ombre de l’oubli et de s’engager sur la voie d’un avenir prospère et durable pour tous ses citoyens.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













0 Comments