Le Haut Katanga est au bord du gouffre, c’est ce qu’on peut dire de sa gestion actuelle sous le gouverneur, Jacques Kyabula dit Wa Ndani, entendez de dedans.
Contre toute entente, celui qu’on a surnommé affectueusement de dedans, serait en réalité de dehors. Tenez, l’image que ce gouverneur présente de la province aujourd’hui n’est pas celle qui est vécue sur place. Des nombreux observateurs sont convaincus preuves à l’appui que la province sombre du jour au jour et cela au vu et au su de tout le monde. Ces mêmes observateurs de la vie politique, sociale et économique dans cette partie du pays dénoncent une gestion opaque de la province qui serait caractérisé selon plusieurs sources par le détournement des deniers publics, un désordre organisé au sein du gouvernement provincial. Le népotisme, l’enrichissement illicite et d’autres pratiques instaurées pour dilapider l’argent de la province sont là les caractéristiques du gouverneur. Les premières victimes de cette gestion catastrophique sont les ministres provinciaux. Ces derniers ne bénéficient d’aucun avantage en tant qu’élus provinciaux et sont confondus aux pauvres agents de la fonction publique. Même le 7ème mois consacré au bonus pour la rentrée scolaire n’est jamais payé, d’où cette question. Où va l’argent de la province si même les membres de son gouvernement triment comme des pauvres quémandeurs.
Sur le plan infrastructure, la province se meurt à petit feu depuis son avènement au gouvernorat, les routes qui se trouvent dans un état de délabrement très inquiétant constituent le cadet de souci de monsieur Wa Ndani. La réhabilitation de ces infrastructures qui n’existent que de nom seraient confiées à des entreprises anonymes, dans lesquelles le gouverneur et son ministre des infrastructures seraient des actionnaires majoritaires ce, au détriment des entreprises publiques. Le budget destiné à la réalisation des travaux transiterait par le compte de la société Malta. Sur le plan social, le bilan est déplorable et est largement négatif. Tous les signaux sont au rouge, malheureusement ce n’est pas sa préoccupation.
Les hauts katangais broient du noir, l’ombre de Jacques Kyabula est partout, même dans les marchés. Le gouvernement provincial ne produit rien en terme d’agriculture, mais s’invite dans les affaires de privés pour instaurer la rétro commission. Que dire des agents de la fonction publique qui ne savent plus sur quel pied danser, ils sont obligés de vivre selon le tempérament du gouverneur, il ne répond jamais aux revendications de ses administrés et chaque fois qu’ils tentent de manifester leur mécontentement, la manifestation est tout de suite étouffée par une sorte de brigade qui serait seulement à l’écoute de monsieur le gouverneur. Et comme si cela ne suffisait pas, Wa Ndani ne l’est que pour ses frères et sœurs de sa tribu. Là où il y a vacance professionnelle, Jacques Kyabula n’engagerait que les Sanga et les Kaonde, mais pour les autres ressortissants, il n’y a pas des frais d’installation et indemnités de sortie pour ceux des agents appelés à autres choses. L’homme passe pour le moment pour un gouverneur qui navigue à contre-courant de la vision du chef de l’état.
Tous ceux qui osent critiquer la gestion de la province sont exposés à la merci des jeunes qui intimident, insultent et menaces physiques qui sont là leur mode opératoire pour taire les détracteurs du gouverneur. L’argent de la province est dilapidé au profit de Lupopo, club de football de Lubumbashi dont il est président. Devant ce tableau sombre, il y a une main noire dans le cercle du président de la République qui joue au protecteur du gouverneur. Pour boucler la boucle, le gouverneur Jacques Kyabula achète les journalistes de Kinshasa pour qu’il soit plébiscité chaque fois, meilleur gouverneur de la RDC. Des pratiques qui ternissent l’image de la presse congolaise, mais qui, malheureusement à beaucoup de chance d’avoir encore des longues années. Wa Ndani est en réalité Wa Indje. A suivre
Obed Luwaba/CP












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