Il faut rester surveiller le fleuve !, une moquerie qui fait fureur actuellement entre les deux Congo (Kinshasa et Brazzaville) depuis le début de la CAN 2023 en Côte d’Ivoire suite à la non-participation des Diables rouges à cette messe sportive continentale dans laquelle participent toutes les grandes nations de football du continent. Fort malheureusement, les Brazzavillois n’y sont pas.
Restés à la maison car éliminés en phases éliminatoires. Obligés donc de surveiller le fleuve Congo après le déchaînement des éléments ces derniers temps en “l’absence” des Léopards. Les villes de Brazzaville et Kinshasa ont été transformées en une Venise tropicale. C’est de bonne-guerre. Et pourtant, le fleuve mérite d’être réellement surveillé pour préserver la vie des citoyens en cas d’une montée brusque des eaux.
Alerter et déplacer les populations. Les Hollandais ont construit des digues de protection pour ne pas se retrouver sous eaux. La protection de la population est une responsabilité de l’État. Kinkole, cité des pêcheurs, ancien village Teke- mfununga fut transformé en est une cité de pêcheurs à partir de 1957 aux dernières heures de la colonisation belge. L’ichtyologue Jacob Mandeville sera le maître d’œuvre, l’architecte de la cité.
Kinkole lui devait les noms de ses avenues, baptisées des noms de poissons du fleuve. À cette époque, il y avait les garde-chasses, garde-pêches et garde-forestiers etc. Le fleuve Congo était étroitement surveillé. On pouvait voir au port de pêche de Kinkole, un instrument géant en acier comme un thermomètre plongé dans l’eau avec de la graduation, nous ne comprenions pas son importance.

Il y avait certaines périodes que cet instrument était presqu’immergé, et ne restait qu’un bout, et en d’autres périodes, entièrement à sec sur la terre ferme. Le “Fluviomètre”. Un instrument servant à mesurer les eaux du fleuve pendant la crue et la décrue. Une sorte de flux et reflux périodiques qui influaient sur la production de pêche.
Il est qu’à même regrettable de constater qu’aujourd’hui, les deux capitales se retrouvent inonder sans que les autorités ne prennent les mesures de précaution en amont pour la protection de leurs populations respectives. À l’allure où vont les choses, les crocodiles et les hippopotames vont finir un jour par squatter nos quartiers. Oui, le fleuve Congo mérite d’être surveillé au propre comme au figuré.
Dary Abega / Lobjectif.net













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