Le Gouverneur du Kasaï-Central, Joseph Moïse Kambulu Nkonko, est de nouveau dans le viseur du pouvoir central. Par un message officiel récemment transmis, le Vice-premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, lui a intimé l’ordre de rapporter sans délai les arrêtés pris le 27 juin 2025, en particulier ceux portant nomination des bourgmestres et administrateurs de territoire adjoints.
Selon les termes laconiques et fermes du télégramme : « Stop. Rejoindre Kinshasa pour consultation à mon cabinet. Stop. Il y a ordre. Stop. Sentiment patriotique. Stop. Full stop. »
Une formulation qui ne laisse aucune place à l’interprétation : le gouverneur est sommé de se présenter immédiatement à Kinshasa pour consultation. « Les arrêtés concernés portent sur des nominations dans les territoires de Dibaya, Kazumba et Demba, ainsi que dans plusieurs communes de la province. Des décisions qui ont rapidement suscité une vague de critiques, notamment sur le plan juridique.»
Ces actes ont déclenché une vague de critiques. Des analystes et observateurs politiques estiment que le gouverneur aurait outrepassé ses compétences constitutionnelles, certaines de ces nominations relevant exclusivement de la compétence du pouvoir central.
Du côté du cabinet provincial, on parle des mesures intérimaires, justifiées par le souci d’assurer la continuité des services publics en attendant des décisions définitives. Une source proche du gouverneur affirme que ces actes ont été pris dans le respect de l’urgence administrative, et non dans l’illégalité.
Soulignons que ce rappel à l’ordre n’est pas le premier. Le gouverneur Kambulu avait déjà été convoqué par le ministère de l’Intérieur moins d’un an auparavant, à la suite des déclarations publiques dénonçant l’inaction du gouvernement central, en pleine visite présidentielle dans la région.
Ephra Kimuana













