Construite en 1954 par Mgr Luc Gillon de l’université catholique de Louvain, en Belgique, et resta liée à celle-ci jusqu’à son intégration dans l’Université nationale du Zaïre en 1971-1972, les infrastructures sportives de l’Université de Kinshasa sont tombées dans un état de décrépitude avancé.
Ceux qui s’y rendent trouvent une piscine olympique abandonnée, un terrain de football où poussent les arbres sur les gradins et les athlètes ne peuvent plus s’y entraîner convenablement. Selon Ismaël, étudiant en droit, « depuis octobre 2017, le Conseil d’administration de cet établissement n’a pas jugé bon de faire couper l’herbe. Résultat, les herbes ont atteint un pied. Par ailleurs, quand les gens de bonne volonté veulent exécuter le travail, ils sont stoppés par des responsables de l’université.

Sollicitée pour une explication, une employée de l’espace nous a déclaré que les cadres de cette grande université viennent jouer au football ici même sans penser à un entretien adéquat. Pour ce qui est des gestionnaires, ces derniers déclinent toute responsabilité, renvoyant la balle au Gouvernement. ” Nous sommes à la mi-août. Aucune mesure n’a été prise jusqu’à l’heure”. Dans l’entre-temps, c’est plus d’une centaine de jeunes étudiants mordus de football et natation qui sont lourdement pénalisés. Des lieux fantômes, abandonnés et laissés pour compte à la nature qui a repris depuis quelques années ses droits. Ce ne sont pas les décors d’un film post-apocalyptique, mais ceux, bien réels, d’ancienne infrastructures laissées par Mgr Luc Gillon en 1954. Tribunes, piscine olympique, épreuves de de tennis terrain de basket ou autres sont autant de lieux propres aux sports désormais abandonnés. Désertés, la plupart de ces lieux emblématiques n’ont pas trouvé de second souffle, s’éteignant lentement.
Pierrot Tako
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