Kinshasa, la capitale de la RDC est actuellement réputée pour son insalubre. Mais ces dernières semaines, le constat est encore plus alarmant.
Le long du Boulevard du 30-juin, la principale artère de Kinshasa, l’on ne compte plus des montagnes d’immondices non sans odeur nauséabonde. À Kintambo Magasin, un endroit fréquenté de la capitale, pareil : le carrefour aménagé pour le repos des passants s’est transformé en décharge publique.
Kinshasa fait face à un sérieux problème de gestion des déchets. Trouver une solution urgente à cette crise devient un impératif. Aucune des 24 communes de la capitale n’échappe à cette triste réalité. Même la commune de Gombe, réputée miroir de la ville et siège des institutions, a été atteinte par ce fléau.

Le Boulevard du 30 juin, la plus belle avenue de la capitale et du pays, présente depuis quelque temps une image peu reluisante. Il s’observe à chaque arrêt de bus des ordures, apparemment jetées de façon volontaire car bien emballées dans des sacs-poubelle. Les habitués de cette commune, aussi bien les visiteurs que les résidents, assistent ainsi impuissants à cette invasion d’immondices presque à chaque croisement des avenues.

Alors que cette artère du centre-ville de Kinshasa a été toujours bien entretenue, les sacs de détritus semblent remplacer les plantes ornementales le long de la voie. De Sabena, Sonas, Galeries présidentielles, Regideso, en passant par Mandela, Vodacom, chaque arrêt de bus possède sa décharge. À se demander s’il s’agit d’un concours pour primer l’arrêt qui va rassembler la plus grosse décharge d’immondices.
La population kinoise, coutumière de ces espaces publics, est obligée de côtoyer au quotidien ces déchets et humer cette odeur nauséabonde comme s’il s’agissait d’un air parfumé aux fleurs.
Djodjo Mafuku













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