La proclamation des résultats provisoires des élections législatives en République Démocratique du Congo suscite une onde de choc au sein du pays. Avec l’UDPS Tshisekedi, l’AA/UNC, l’AFDC-A, l’AB et sept autres partis franchissant le seuil de représentativité nationale, la scène politique congolaise est sur le point de subir une transformation majeure.
L’élection de plusieurs caciques du régime soulève des questions sur la véritable portée du changement politique. La représentation diversifiée de 44 partis et regroupements ayant atteint le seuil légal promet une assemblée nationale dynamique sur le papier mais également souligne les défis potentiels en matière de gouvernance et de coalition.
L’absence remarquable de Delly Sessanga parmi les élus députés nationaux à Luiza ajoute une dimension inattendue à ce processus électoral. Ces résultats révèlent un paysage politique en ébullition, où des acteurs établis côtoient de nouveaux venus, promettant à la RDC une période de bouleversements et de redéfinition politique.
Au-delà des résultats, le parcours de certaines personnalités non-élues à la députation nationale reste éloquent. Elles se démarquent par leur influence et leurs contributions malgré des élections non concluantes à la députation nationale. Jacques Kyabula Katwe, gouverneur et figure emblématique du Haut-Katanga, a su incarner le leadership à travers ses réalisations locales, démontrant ainsi qu’une influence politique peut transcender les limites des urnes.
Delly Sessanga, par sa plume acérée et son engagement sociopolitique, a su s’imposer comme une voix incontournable, démontrant que la politique ne se limite pas à un siège parlementaire. Son impact dépasse largement les frontières institutionnelles. Augustin Kibassa Lubalala paie ainsi les incompréhensibles prélèvements RAM dans les urnes.
Noël Tshiani Mudiamvita, par son activisme sur la question identitaire, prouve que l’impact médiatique ne se matérialise pas toujours dans l’isoloir et ne siègera donc pas à l’assemblée nationale. Daniel Safu, par son plaidoyer pour la transparence et la bonne gouvernance, a illustré que l’engagement politique ne se résume pas à un mandat électif, mais peut s’exprimer à travers des actions et initiatives citoyennes.
Mike Mukebayi, par sa défense des droits de l’homme et sa lutte contre la corruption, a incarné l’idée que le changement politique peut être porté par des voix extérieures aux institutions traditionnelles. Ces personnalités, bien que non élues à la députation nationale, ont su impacter la scène politique et sociale, démontrant que l’engagement et l’influence dépassent les frontières des élections. En définitive, leur parcours évoque une redéfinition nécessaire de la politique, où le pouvoir et l’influence s’expriment de multiples façons, au-delà des urnes.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et àcrivain / Consultant senior cabinet CICPAR













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