Mbanza-Ngungu (Kongo-Central), le podium apprêté pour le meeting de Moïse Katumbi a été démonté par la Police. Le gouverneur Guy Bandu interdit au chairman de venir dans sa province mardi 23 mai.
Ainsi, l’autorité provinciale demande à ce candidat président de la République de reporter son voyage, le temps de prendre des dispositions sécuritaires. Aussi, alors que Katumbi comptait mener ses activités dans la province chère à Simon Kimbangu pendant une semaine, le gouverneur a demandé au président d’Ensemble pour la République de limiter ses activités à un seul lieu déterminé et à un seul jour.
Arrivé à Mitendi (dernière ligne droite pour accéder au Kongo central), Moïse Katumbi et toute sa délégation se sont heurtées à un impressionnant dispositif de la Police. Furieux, l’ancien gouverneur du Katanga s’étonne qu’un congolais ne puisse circuler librement dans son pays. Un autre leader de l’opposition, Martin Fayulu n’a pas tardé à réagir : « F. Tshisekedi et ses affidés viennent de dépasser les bornes. Comment refuser à Moise Katumbi, de se rendre au Kongo Central, dès lors que la Constitution dispose dans son article 30: « Toute personne qui se trouve sur le territoire national a le droit d’y circuler, d’y fixer sa résidence, de le quitter et d’y revenir, dans les conditions fixées par la loi. » Cette énième dérive dictatoriale est inacceptable. » Le samedi 20 mai dernier, l’opposition a organisé une marche pour protester contre la vie chère, l’insécurité à l’est et bien d’autres maux. Malheureusement, cette manifestation a tourné au vinaigre. Une répression sanglante s’en est suivie.
À ce sujet, André Claudel Lubaya a également délié sa langue : ” En faisant ainsi recours aux machettes et bâtons, la police a failli à sa mission constitutionnelle. Elle s’est rendue à la fois complice et coupable des actes réprimés par les Lois de la République notamment atteinte à l’intégrité physique des paisibles citoyens et torture. Elle n’a été ni professionnelle ni républicaine. Il s’est agi, vraisemblablement, d’un scénario écrit d’avance avec un positionnement démesuré des forces de l’ordre, en ce compris certains éléments des forces armées. ».
Theresia Longa Longa













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