C’est avec faste et pompe que le Gouvernement a annoncé le budget 2022. Tenez, il est chiffré à 10 milliards de dollars américains.
Aussitôt, les experts en la matière ont commencé à délier leurs langues. Le Professeur Mabi Mulumba, une des sommités nationales en la matière n’est pas allé par quatre chemins : ce budget n’est pas réaliste. Concrètement, difficile d’atteindre les objectifs assignés à moins qu’on donne un élément exceptionnel qui implique qu’on arrive à ce résultat. Trois faiblesses de ce budget : le manque des études de faisabilité, la faiblesse du budget d’investissement et la dépendance aux ressources extérieures. Sans oublier le manque de discipline budgétaire et une gestion saine du budget de l’État. Valery Madianga de l’ODEP embraye dans le même sens que l’érudit Mabi. Il sera impossible de mobiliser 10 milliards $ en 2022. La DGI peut apporter 2,5 milliards $, la DGRAD et la DGDA ensemble 2,5 milliards $. Avec l’apport des partenaires techniques et financiers, on peut difficilement atteindre 7 milliards $. Les statistiques actuelles les démontrent a-t-il martelé. À quoi sert l’élite, si ce n’est d’éclairer non seulement la lanterne des décideurs mais aussi et surtout de l’ensemble de l’opinion.
JM Mawete













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