Au cours de son discours sur l’état de la nation prononcé ce lundi 14 décembre devant les deux chambres du Parlement réunies en Congrès, le président Tshisekedi est revenu sur les raisons qui l’ont poussé à mettre fin à la coalition FCC-CACH, qui a gouverné le pays depuis son accession à la magistrature suprême en janvier 2019. Le président de la République a aussi réaffirmé sa détermination à mettre en place un gouvernement qui réalisera sa vision dans le secteur politique, économique, social mais aussi sécuritaire. Voici comment l’opinion a réagi face à l’adresse du Président de la République :
Trésor Nsumbu : un discours qui commence par effrayer les députés et sénateurs. Malgré les efforts fournis, les sacrifices consentis, malgré les humiliations endurées…”. Puis je salue la bravoure des élus nationaux qui ont renversé le Bureau de l’honorable Présidente de l’Assemblée nationale Jeanine Mabunda Lioko. Dès son entrée, Félix Antoine Tshilombo Tshisekedi se met à l’attaque, annonce la nomination d’un informateur pour identifier la nouvelle majorité (sic!) en vertu de l’alinéa 2 de l’article 78 de la Constitution. Erreur grave! La majorité parlementaire existe déjà suivant les documents authentiques de l’Assemblée nationale. L’alinéa 2 dudit article évoque “d’identifier la coalition”. Une fois de plus, le Chef de l’Etat s’illustre dans la distribution automatique des éloges aux frondeurs; puis s’envole dans les promesses des monts et merveilles aux congolais ! Ceci explique cela, que les congolais se sont une fois encore rendus compte qu’avec Félix Antoine Tshilombo Tshisekedi, la République Démocratique du Congo connait un recul de 1000 km en arrière. Après son annonce du divorce de la coalition FCC-CACH, et la nomination d’un nouvel informateur en pleine législature, il est évident que ce discours aux allures démagogiques aux promesses fallacieuses et pompeux de façade, est un chapelet de bonnes intentions. En toute honnêteté, le numéro un de la République Démocratique du Congo étale son échec de deux années passées à la tête du Grand Congo. Des promesses irréalistes, difficilement réalisables dans les deux années et demie qui lui restent, soient 1112 jours pour l’organisation des élections à tous les niveaux en 2023.
Joël Mbiye : Contre toute attente, Félix Antoine Tshilombo Tshisekedi annonce la création d’une école de guerre au moment où les véritables problèmes des congolais sont le social, la paix, la sécurité, l’unité, l’intégrité territoriale et la cohésion nationale. Rien de spécial, rien de concret dans son discours sur l’Etat de la nation. En lieu et place d’épingler tous ces maux ayant caractérisé la vie nationale, il a une fois de plus étalé ses insuffisances : du triomphalisme, du vedettariat exagéré, du matuvisme, de la rancune, de la vengeance, des règlements de compte. Successivement en l’espace de huit jours, deux discours qu’il adresse à la nation, c’est un gâchis. Rien de spécial, rien de concret dans son fameux discours.
Clément Muya : Concernant le discours du Chef de l’État, c’est un bon discours à la hauteur d’un homme d’état. Il est institué pour parler ainsi. Ce que je peux dire est que ce n’est pas bien de trop promettre sans réaliser. Nous traversons des moments très difficiles. Nous tendons vers 2023. Lorsque nous serons en train t’attendre les résultats de l’Union sacrée, comment va-t-il encore s’excuser, puisqu’il a déclaré que c’est la coalition FCC-CACH qui lui empêcher d’œuvrer. Autre chose est qu’il puisse avoir quand même des réserves en tant que Chef de l’État, il doit gérer ses émotions. Mais nous lui donnons toujours la chance de bien travailler.
Rachel Mbuyi, étudiante : En tant que combattant, au fond de son discours il n’a que promis. Je me demande, prochainement il reviendra avec quoi auprès de la nation. Il parle trop, ce qui n’est pas bon pour lui. Çe sera mieux de se concentrer pour réaliser ces promesses plutôt que de passer chaque fois et faire de pronostics. La façon qu’il a parlé prouve qu’il est combattant, certes .Jusque-là, nous attendons toujours les résultats de l’Union sacrée.
Chris Nsamu : Que le Chef de l’État cherche à orienter ses pensées, et qu’il puisse plutôt se concentrer sur ses promesses surtout, et aussi qu’il puisse revoir la situation misérable de la population qui se plaint chaque jour. C’est mieux de parler et lorsqu’on parle trop ça devient ennuyant puisque rien de ce qu’il parle arrive au bout, je n’ai aucune impression sur son discours.
Propos recueillis par Clarisse Mfuamba


















