Moise Katumbi : ‘‘Le Congo souffre’’

Le Coordonnateur de la plateforme Ensemble pour le Changement vient de boucler la deuxième phase de son safari par la ville de Kindu, chef-lieu de la province du Maniema. L’ancien gouverneur de la province minière du Katanga revient sur les grandes lignes de sa tournée et annonce la création imminente de son parti politique.

L’Objectif : Vous êtes le Coordonnateur de la plateforme Ensemble pour le Changement, vous venez de boucler votre deuxième phase de safari à Kindu. Quel est votre constat à ce sujet ?

Moise Katumbi : Le Congo souffre, c’est le constat fait partout où je suis passé. J’étais à Bunia, je ne sais comment qualifier l’insécurité qui règne dans cette partie du territoire national. Comment ensemble pourrons-nous sauver la population de Bunia ? J’ai demandé au gouvernement congolais d’être responsable en mettant un budget de 100 USD millions pour l’est du Congo parce que sans la sécurité, personne ne viendra investir dans notre pays. Donc, mieux vaut décaisser 100 USD millions en urgence. Cet appel, je le lance au Chef de l’Etat et à la communauté internationale. Il y a plus ou moins un million de déplacés internes. C’est grave si on doit être déplacé ou refugié dans son propre pays. Un autre problème, ce sont les routes qu’il faut soit refaire soit réhabiliter. Comment mettre fin à l’insécurité sans l’accessibilité ? Il n’y a plus un Etat, nous devons nous mettre ensemble pour reconstruire le pays. Ne dit-on pas que l’union fait la force.

Vous avez axé votre message sur l’amour. Est-ce une campagne pour 2023 ou simplement une sensibilisation ?

C’est une sensibilisation parce que nous devons avoir l’amour du prochain. Si le Congo est en train de souffrir aujourd’hui, c’est à cause du manque d’amour. Nous ne sommes pas pendant la période de la campagne, je suis venu saluer la population du Grand Kivu, la voir et partager la souffrance avec elle. Cette population m’a soutenu pendant ma période difficile. Si le Congo ne marche pas, c’est aussi à cause du tribalisme. Je suis venu également sensibiliser la population qui est en brousse. On ne construit pas un pays avec les armes, ils doivent les jeter et revenir à la raison. Au Maniema, j’ai félicité l’ancien premier ministre MatataPonyo. Je suis un opposant très exigeant mais je fais une opposition constructive : quand quelqu’un fait du bien, je le l’applaudis et quand il fait du mal, je le dénonce.

Vous avez demandé à la population si elle veut que vous créiez un parti politique

Ensemble pour le Changement est un regroupement de partis politiques. Je voudrais créer maintenant un parti politique qui va appartenir au peuple congolais d’autant plus que cette formation politique va nous aider à aller de l’avant. Pour créer un parti politique, nous avons besoin de la bénédiction de la population. Ce sera un parti politique des pauvres parce que nous voulons sortir de la pauvreté.

Votre dernier message

C’est le message de l’amour. Nous devons nous aimer en tant que congolais et savoir pardonner.

 

 

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