Réforme judiciaire : la rue va parler

C’est un véritable avertissement que l »UDPS par le truchement de son secrétaire général Augustin Kabuya a lancé aux honorables députés et plus spécialement ceux du FCC.

 » Qu’on laisse la magistrature fonctionner librement sans interférences » a-t-il argué tout en réaffirmant l’Etat de droit comme cheval de bataille du président Félix Tshisekedi. Augustin Kabuya a indexé nommément Aubin Minaku et sa bande: s’ils s’entêtent, la rue va parler. Poursuivant sur la même lancée, le SG a exigé clairement le retrait de ces projets de loi auxquels ce parti s’oppose. La position du parti de Limete intervient après deux jours de réflexion au siège même cette formation politique. Pour rappel, les honorables Aubin Minaku et Garry Sakata ont initié troupes projets de loi sur la réforme du secteur judiciaire. Le premier porte sur le statut des magistrats, le deuxième sur le Conseil supérieur de la Magistrature (CSM) et le troisième sur l’organisation et compétences judiciaires. Ces trois propositions de loi sont en en examen à la chambre basse du Parlement.

Le PPRD déçu

Aussitôt, le secrétaire général adjoint du PPRD Ferdinand Kambere a réagi à la prise de position du parti présidentiel. Ce cadre s’est déçu estimant que c’est une mauvaise manière de recourir chaque fois à la rue en cas de différends.  » C’est vraiment malheureux alors qu’on vante trop l’État de droit » a-t-il regretté tout en réitérant que l’on doit recourir plutôt à un débat démocratique. Pourquoi s’agiter pour deux députés qui initient des projets de loi. Et pourtant, le débat s’en suivre au niveau de l’Assemblée nationale s’est interrogé Ferdinand Kambere. Une pétition en gestation Une pétition est en cours pour barrer la route à ces trois propositions de loi. Elle est l’oeuvre de la Nouvelle génération Tshisekedi du vice-, ministre des Finances Junior Mata. Le coordonnateur de cette structure Patrick Mbuyi promet d’entamer très prochainement la récolte des signatures ay ce sujet. Pour ce dernier, ces propositions de loi violent le principe sacro-saint de l’indépendance de la justice consacré à l’article 149 de la Constitution.

JM Mawete

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