Madame Cécile Edungu Mbutshu est chargée des missions à la Cour de cassation. Elle est également fondatrice de l’ONG Colline de Selembao. Elle s’est s’exprimée sur sa candidature a la députation nationale dans la circonscription de Lodja dans la province du Sankuru. Elle a échoué en 2022 à l’élection de gouverneur de province.
L’Objectif: vous avez postulé comme candidat gouverneur au Sankuru sans succès. Qu’est-ce qui vous a motivé pour vous présenter de nouveau ?
Cécile Edungu: un échec ne veut pas dire qu’on doit s’arrêter directement, mais on doit plutôt continuer. Pour moi, la première chose, c’est l’envie de continuer à défendre ma province. Et la deuxième chose, ce n’est pas les mêmes élections. Au gouvernorat, il y avait 25 députés qui étaient représentatifs de la population mais malheureusement, les députés les avaient déçus. Alors ici, c’est la population elle-même qui va voter. Laissez-moi vous dire que pour moi, ce n’était pas un échec, mais c’était juste des gens qui étaient manipulés et obnubilés par l’argent. Ils n’ont pas compris leurs rôles au niveau de l’Assemblée provinciale. Ils étaient là plus pour l’argent et non pour le développement de la province du Sankuru.
Actuellement, dans quel état se trouve la province du Sankuru ?
Comme nous le savons tous, le Sankuru est la province la plus enclavée de la République démocratique du Congo. Elle n’a ni eau ni courant ni routes et les institutions ne fonctionnent pas correctement. Le taux de chômage est à 99%. La jeunesse est abandonnée à son propre triste sort…
Une fois élue, comment comptez-vous remédier à cette situation?
Une fois élue, s’ouvre le combat d’aller défendre la province et chercher tous les fonds qui sont destinés à la province qui n’arrivent pas. Nous allons aussi essayer d’appliquer la loi au niveau de la province pour faire fonctionner normalement les institutions. Nous allons également chercher des partenaires pour pouvoir développer la province avec l’éducation, la santé, les routes et puis diminuer le taux de chômage.
Une frange de l’opinion parle déjà du glissement des élections. Croyez-vous que les élections se tiendront dans le délai constitutionnel ?
Je crois fermement que la CENI fournit des efforts pour respecter la Constitution afin que les élections se tiennent dans les délais. Mais sauf imprévu parce que nul n’est parfait, moi j’espère vraiment que les élections se tiendront le 20 décembre 2023 comme prévu.
Nos sources nous apprennent que vous avez postulé à la ville de Lodja, alors que vous êtes plutôt originaire de Lubefu. Ne pensez-vous pas que vous serez l’objet des critiques ?
Je suis du territoire de Lubefu, mais j’ai postulé à Lodja parce qu’avant tout je suis Sankuroise en étant Sankuroise, je me sens bien partout. J’ai le droit de postuler dans importe quel territoire, parce que je suis chez moi. Aujourd’hui, c’est un combat de plus que je mène pour la jeunesse Sankuroise de ne pas se sentir de la savane ou de la forêt, mais de se sentir d’abord Sankurois et si la jeunesse prend conscience que nous appartenons au Sankuru et non pas à un territoire, c’est déjà le début du développement de la province.
Êtes-vous fière de la vie politique que vous menez actuellement ?
Je suis fière de la vie politique que je mène actuellement parce que j’ai pu suivre la morale, ma conviction que de suivre l’argent ou la corruption et autres. Alors, la seule chose que je peux dire à la population Sankuroise, c’est de pouvoir réfléchir correctement, regarder de l’avant, regarder ce qui a été fait jusque-là malgré les promesses que d’autres avaient faites. Ont-ils tenu leurs promesses ou pas ? Et d’être des personnes réfléchies, d’aimer le Sankuru, pour choisir des personnes qu’il faut pour le bien-être de la province.
Propos recueillis par Yohe Adimanche, Stagiaire IFASIC













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